Créer sa propre entreprise et se lancer dans l’entrepreneuriat reste peu courant chez les jeunes. Faire ce pas implique de prendre des risques, de repartir de zéro et d’essayer de se faire une place sur un marché concurrentiel. C’est précisément le chemin choisi par Marta Izquierdo, originaire de Saragosse, qui a décidé à seulement 23 ans de créer sa propre agence immobilière dans le quartier de Las Fuentes, IRA Inmobiliaria (Avenida Compromiso de Caspe, 107).
La jeune entrepreneuse travaillait depuis plusieurs années dans le secteur immobilier lorsqu’elle a décidé de se lancer pour développer ses « propres idées ». Le « vertige » et la « peur » étaient présents dès le début, mais ils n’ont pas suffi à freiner sa décision. « Ce qui a été le plus difficile pour moi, ce sont les jours précédant l’ouverture d’IRA Inmobiliaria, par peur de savoir si je faisais les choses correctement, si je me trompais ou si j’étais trop jeune pour le faire », confie Izquierdo. C’est ainsi qu’elle a ouvert son entreprise en septembre 2025.
Au fil du temps, la Saragossaise a rencontré plusieurs difficultés, notamment durant les premiers mois. « Pour moi, il était prioritaire de commencer avec un bureau physique et je n’ai trouvé aucune aide en tant que jeune entrepreneuse pour faire face aux premiers mois de loyer », explique Marta. À cela s’ajoute une particularité du secteur immobilier : les revenus n’arrivent pas immédiatement, car une transaction peut prendre plusieurs mois avant d’être conclue.
« On peut vendre un appartement, mais il faut attendre la signature de l’acte et l’obtention du prêt immobilier par l’acheteur. Pendant ces trois ou quatre mois, on travaille, mais on n’a encore reçu aucun bénéfice », explique-t-elle. Même si elle affirme que cette difficulté appartient désormais au passé, elle se souvient comme d’une période « éprouvante » de ces débuts, lorsque les dépenses continuaient de s’accumuler tandis que les revenus tardaient à arriver. D’autres coûts s’y ajoutaient, comme les portails immobiliers ou la connexion à Internet.
Au-delà des difficultés économiques, Marta a également dû faire face aux préjugés liés à son âge. « Malheureusement, cela joue, car après tout, on vend des maisons, qui sont le bien le plus précieux pour une personne », explique-t-elle. Elle reconnaît que certains clients sont d’abord surpris d’apprendre qu’elle n’a que 24 ans, même si elle assure que cette méfiance initiale disparaît au fur et à mesure de la relation professionnelle. « Il ne s’agit pas seulement de vendre une maison, mais de connaître tout le processus, de la prévente à l’après-vente, en passant par les démarches fiscales », souligne-t-elle.
Sofía Villanueva López
· 26/10/2026