Économie

Qu’est-ce qu’un « locataire précaire » : le problème décrit par la FAI sur le marché locatif

Le contrat prend fin, mais aucune solution de remplacement ne se présente. Les agences immobilières alertent sur des cas où des locataires restent dans un logement et continuent de payer faute de trouver une autre location où déménager. Une situation qui complique la tâche de ceux qui doivent déménager comme des propriétaires souhaitant récupérer leur bien.
Qu’est-ce qu’un « locataire précaire » : le problème décrit par la FAI sur le marché locatif

Le président de la Fédération nationale des associations immobilières (FAI), José María Alfaro, a décrit ce problème lors de la présentation à Saragosse de l’étude sur la location réalisée avec Aportalia. Selon lui, les professionnels l’observent plus fréquemment depuis deux ou trois ans, sans toutefois fournir de chiffre concernant la province.

Alfaro a employé l’expression « locataire précaire » pour désigner ces situations. Il fait référence à des personnes qui, une fois le contrat arrivé à son terme et l’intention de récupérer le logement communiquée, continuent d’y vivre parce qu’elles ne trouvent pas d’autre solution qu’elles puissent trouver ou payer.

LA DIFFICULTÉ DE QUITTER UN LOGEMENT LOUÉ

« Quitter un logement loué peut signifier ne pas en trouver un autre », a déclaré le président de la FAI. Selon son diagnostic, le problème peut même toucher des personnes disposant de revenus suffisants, car la capacité de paiement s’ajoute à la disponibilité des logements et à la concurrence entre les candidats pour accéder à un même bien.

Les données de l’étude permettent de situer ce contexte. Le loyer est fixé en moyenne à 817,39 euros par mois, contre 715,22 euros prévus initialement par les personnes intéressées. En outre, les agences estiment que 16,3 % des personnes à la recherche d’un logement élargissent leurs recherches aux communes voisines en raison des prix et de la pénurie d’offres à Saragosse.

DES CONFLITS POUR RÉCUPÉRER LE BIEN

Alfaro a assuré que certains de ces cas se terminent par des procédures judiciaires visant à récupérer le logement, même lorsque les occupants continuent de payer. Le représentant du secteur a présenté cette situation comme une source de conflits pour les deux parties, sans fournir de décompte des actions en justice ni de données sur leur évolution à Saragosse.

L’offre disponible concentre une grande partie des préoccupations des associations. Dans une enquête menée après les décrets mentionnés lors de la présentation, 91,7 % des agences de Saragosse interrogées ont affirmé avoir détecté des retraits de logements du marché de la location longue durée et 70,8 %, des suspensions de signatures. Il s’agit de pourcentages d’agences ayant observé ces incidents, qui ne permettent pas de calculer combien de logements ont été définitivement retirés.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.