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Macron rencontrera le roi et Sánchez fin septembre, après huit ans sans visite d’État

Macron se rendra en Espagne avec son épouse, Brigitte Macron, et tous deux seront reçus par le roi et la reine, huit ans après la visite d’État de Felipe VI et Letizia à Paris en octobre 2018, selon des sources gouvernementales.
Macron rencontrera le roi et Sánchez fin septembre, après huit ans sans visite d’État

Le président français, Emmanuel Macron, se rendra en Espagne avec son épouse, Brigitte Macron, les 29 et 30 septembre prochains pour une visite officielle. Le président français rencontrera le roi ainsi que le président du gouvernement, Pedro Sánchez, après huit ans sans effectuer de visite d’État.

HUIT ANS APRÈS SA DERNIÈRE VISITE D’ÉTAT

Des sources gouvernementales ont indiqué que cette visite d’État s’inscrivait dans le cadre des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, ainsi que des efforts déployés pour continuer à renforcer les relations bilatérales dans tous les domaines.

Dans le cadre du programme prévu, le roi et la reine offriront un dîner de gala en son honneur. Par ailleurs, le président de la République française sera reçu par le président du gouvernement le 30 septembre à 12 heures.

LE TRAITÉ D’AMITIÉ TOUJOURS EN ATTENTE

Macron ne s’est pas rendu en Espagne depuis huit ans, un voyage ayant été reporté en raison de diverses circonstances, notamment la pandémie et l’absence de ratification définitive du traité d’amitié. Cet accord a été signé par Sánchez et Macron lors du sommet hispano-français organisé à Barcelone en janvier 2023, mais la controverse autour de son article 2.4, qui prévoit qu’un ministre puisse intégrer le Conseil des ministres de l’autre pays au moins une fois tous les trois mois et de manière tournante, a jusqu’à présent bloqué sa ratification.

Le gouvernement espagnol a tenté de le faire adopter pour la première fois en 2025, mais cette initiative a échoué en raison de l’abstention de Junts et de Podemos au Congrès. Un an plus tard, il a de nouveau soumis le texte au vote et, pour surmonter cet obstacle, le gouvernement est parvenu à un « accord interprétatif » prévoyant d’inviter des ministres français à des réunions « ad hoc », sans qu’ils fassent toutefois partie du Conseil des ministres au sens strict.

LE TRIBUNAL CONSTITUTIONNEL AURA LE DERNIER MOT

Le Parti populaire (PP) s’y est toutefois opposé et a utilisé sa majorité au Sénat pour voter contre le texte et suspendre temporairement l’entrée en vigueur du traité. Les conservateurs estiment que le point contesté est contraire à la Constitution et ont ainsi soutenu à la Chambre haute une demande visant à ce que le Tribunal constitutionnel se prononce à ce sujet.

La balle est donc actuellement dans le camp du Tribunal constitutionnel car, s’il donne son aval, le texte retournera au Congrès pour un nouveau vote et devrait être approuvé, selon toute vraisemblance, grâce au soutien de la majorité qui a permis l’investiture. De son côté, l’Assemblée nationale et le Sénat français ont déjà ratifié le traité en mars 2025, si bien que Paris attend que l’Espagne achève le processus.

LA CRISE MIGRATOIRE À CEUTA EN TOILE DE FOND

La visite de Macron intervient également dans un contexte marqué par la crise migratoire à Ceuta. Le président français a proposé son aide à l’Espagne par l’intermédiaire de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).

Macron a refusé de s’associer à l’initiative de la Première ministre italienne Giorgia Meloni visant à réclamer l’expulsion de l’Espagne de l’espace européen de libre circulation, connu sous le nom de « Schengen », et a instauré des contrôles temporaires pour les voyageurs. Des sources gouvernementales qualifient cette visite de « très positive » et saluent surtout le geste de la France envers l’Espagne dans le contexte de la crise migratoire.