Lekjaa a fait cette annonce lors d’un meeting électoral du Parti authenticité et modernité (PAM) organisé à Bouznika, dans la périphérie de Rabat. « La province de Benslimane aura l’honneur d’organiser la finale du Mondial 2030 », a-t-il déclaré devant les participants. Le dirigeant marocain s’est ensuite montré encore plus catégorique en affirmant que Benslimane accueillerait la finale « que cela plaise ou non ». Lekjaa est également, en plus de ses fonctions de président de la Fédération marocaine, ministre délégué chargé du Budget.
LA FIFA TEMPÈRE L’ANNONCE DU MAROC
L’assurance affichée par le Maroc contraste avec la position officielle de la FIFA, qui a démenti qu’un site ait déjà été choisi. Un porte-parole de l’instance a réaffirmé que la décision concernant le lieu de la finale n’avait pas encore été prise et qu’elle le serait en temps voulu. La FIFA avait déjà dû s’exprimer en août pour démentir les informations selon lesquelles son président, Gianni Infantino, aurait promis le match au Maroc.
La course reste donc ouverte, avec comme deux principaux candidats le stade Santiago Bernabéu de Madrid et le futur Hassan II de Benslimane, près de Casablanca. L’Espagne ne renonce pas non plus au match décisif. Le président de la Fédération royale espagnole de football, Rafael Louzán, avait déclaré en juin dernier que la Fédération travaillerait pour obtenir l’organisation de la finale sur le sol espagnol.
L’Espagne, le Portugal et le Maroc sont les trois pays hôtes principaux du Mondial 2030, tandis que l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay accueilleront chacun un match à l’occasion du centenaire du tournoi.