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La CSIF réclame une compensation salariale supplémentaire pour les agents publics de Ceuta

Le syndicat CSIF a demandé au ministère de la Fonction publique d’accorder une prime exceptionnelle à l’ensemble des agents publics mobilisés face à la crise à Ceuta, afin de reconnaître le travail de ces professionnels et de compenser les « efforts » qu’ils fournissent depuis fin juillet.
La CSIF réclame une compensation salariale supplémentaire pour les agents publics de Ceuta

En outre, la CSIF a demandé la convocation urgente de la table de négociation des administrations publiques afin que le gouvernement approuve des fonds extraordinaires ou utilise ceux déjà approuvés, ainsi que ceux de l’Union européenne, pour appliquer cette compensation financière, comme cela a déjà été fait dans le cas de la Police nationale.

À cet égard, elle a salué l’« engagement exemplaire » de tous les secteurs sans exception, ainsi que celui de certains acteurs du secteur privé qui sont « essentiels » au quotidien, comme la sécurité privée. « La CSIF ne tolérera pas que l’on crée des (travailleurs de première et de deuxième catégorie) face à une crise qui touche l’ensemble de la population de la même manière », a-t-elle affirmé.

DES MESURES SONT DEMANDÉES

Pour cette raison, le syndicat a annoncé une série d’actions immédiates, qui consisteront notamment à demander à la délégation du gouvernement, à la ville autonome et aux organisations patronales des entreprises privées sous contrat d’ouvrir des tables techniques afin de concevoir l’extension de cette prime de productivité exceptionnelle.

Le syndicat demandera également que les prochaines ressources extraordinaires destinées à Ceuta prévoient des enveloppes spécifiques pour financer cette compensation salariale de manière rétroactive. Parallèlement, il maintient sa feuille de route visant à porter devant les institutions européennes à Bruxelles la nécessité d’un plan d’urgence global pour l’emploi, en rappelant que Ceuta est la frontière de l’Europe et que ses travailleurs publics et privés « ne peuvent pas continuer à travailler à bout de forces sans le soutien financier de l’Union ».