L’organisation syndicale estime que les avancées sont désormais suffisantes pour parvenir à un accord et commencer à appliquer les améliorations sociales. Parmi celles-ci figurent des hausses de salaires, de nouvelles mesures de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi que le passage à temps plein d’environ 50 salariés. L’UGT insiste sur le fait que les employés attendent depuis trop longtemps une actualisation de leurs conditions, notamment dans un service qui fonctionne tous les jours de la semaine.
"Avoir le salaire gelé sine die est devenu une plainte unanime du personnel. Le personnel est fatigué de ce blocage injuste", a dénoncé la secrétaire générale adjointe de l’UGT Servicios Públicos Aragón, Angélica Mazo, qui a réaffirmé la volonté du syndicat de parvenir à un accord permettant de normaliser la situation sociale.
LES AMÉLIORATIONS SALARIALES ET SOCIALES SUR LA TABLE
Selon les précisions de l’UGT, la négociation prévoit des hausses de salaires qui maintiennent le système d’ancienneté, ainsi que des augmentations de certaines primes, notamment celles liées au chargement latéral et au travail de nuit. Il est également envisagé de porter l’indemnité en cas de décès ou d’invalidité à 40 000 euros, ainsi que d’améliorer la promotion interne et l’égalité.
En matière de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, les propositions comprennent la possibilité d’avancer ou de retarder d’une heure l’arrivée ou le départ du travail pour accompagner les enfants à l’école, d’élargir certains congés et de permettre le cumul des congés de maternité et de paternité avec les vacances. À ces mesures s’ajoute le passage à temps plein d’environ 50 salariés.
Toutefois, le syndicat dénonce le fait qu’une partie de la table des négociations empêche la conclusion de l’accord. "Des heures et des heures passent chaque jour sans avancer, sans rien proposer et sans vouloir conclure. Ce n’est pas négocier", a critiqué Mazo. À l’UGT, on estime que la priorité doit être de permettre l’application au plus vite des améliorations convenues, plutôt que de maintenir indéfiniment les discussions ouvertes.
LA MENACE D’UNE GRÈVE EN NOVEMBRE RESTE PRÉSENTE
Cette nouvelle prise de position intervient dans un contexte de division entre les syndicats représentant le personnel de FCC à Saragosse. L’UGT, l’USO, la CSIF et le syndicat Indépendant défendent la conclusion de la convention, tandis que la CGT et les CCOO maintiennent leurs revendications et jugent les résultats de la négociation insuffisants. Aucun des deux blocs ne dispose à lui seul de la majorité nécessaire pour signer l’accord.
De son côté, FCC Medio Ambiente a défendu une proposition de hausse salariale de 11 % sur trois ans, liée à une durée hebdomadaire de travail pouvant atteindre 34 heures. L’entreprise a également exprimé sa volonté de maintenir le dialogue et contesté les mobilisations organisées en dehors de la table des négociations.
Dans le même temps, la CGT et les CCOO n’excluent pas d’appeler à une nouvelle grève en novembre si aucun accord n’est conclu. Les deux syndicats avaient annulé les arrêts de travail prévus pendant les fêtes du Pilar, mais annoncé leur intention de poursuivre les rassemblements du jeudi sur la plaza de España. Parmi leurs principales revendications figurent la récupération du pouvoir d’achat, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle et la réduction de la précarité des travailleurs du week-end