La mairie de Saragosse a annoncé cette opération en avril dernier. Elle prévoit un investissement de 3,3 millions d’euros pour rendre à l’usage public ce bâtiment municipal, occupé illégalement depuis plus de 16 ans. Comme l’avait expliqué Chueca, disposer d’un plan concret et d’une finalité sociale claire — en l’occurrence, venir en aide aux personnes âgées du quartier — est déterminant pour justifier l’intervention auprès des tribunaux, comme cela s’est produit dans le cas du Luis Buñuel.
L’initiative vise à répondre à un manque dans le district de Torrero, qui ne dispose actuellement d’aucun centre spécifiquement destiné aux personnes âgées. Ces dernières doivent partager les espaces du centre civique avec d’autres usagers. Le projet entend préserver la valeur architecturale du bâtiment, même s’il est nécessaire de renforcer sa structure, faute d’entretien depuis plusieurs années et en raison de rapports datant de 2011 qui alertaient déjà sur ces problèmes de dégradation.
De son côté, l’assemblée du CSO Kike Mur a annoncé en mai qu’elle n’allait pas « quitter volontairement les lieux ». Selon ses membres, ce projet municipal ne répond pas à « un besoin social urgent », mais à « une décision politique » s’inscrivant dans une stratégie plus large contre les espaces autogérés de Saragosse.