Zaragoza

Le message d’un palmier sans cime depuis deux ans dans une rue de Saragosse : « Enterrez-moi ! »

« Animalistes, au moins, enterrez-moi ! » Voilà le message percutant inscrit sur une pancarte placée sur le tronc d’un palmier sans cime au numéro 4 de la Vía Hispanidad, à Saragosse, près du rond-point de Toulouse. Cette curieuse supplique n’est pas passée inaperçue auprès des riverains, qui découvrent une image pour le moins surprenante sur l’une des principales entrées de la ville. « J’étais un palmier qui donnait vie, ombre et abri. Aujourd’hui que je suis mort, je demande le même respect que celui accordé à toute autre créature », poursuit le texte.
Le message d’un palmier sans cime depuis deux ans dans une rue de Saragosse : « Enterrez-moi ! »

Le spécimen se trouve dans cet état depuis au moins deux ans, sans que le tronc ait été retiré, expliquent certains riverains. La situation coïncide en outre avec la présence de matériaux provenant de travaux qui, selon la dénonciation, contribuent à dégrader l’environnement de cette zone, décrite comme verdoyante et saine.

La demande d’enlèvement attire également l’attention sur le palmier qui se trouve à côté, dont l’état devrait être vérifié afin de déterminer s’il pourrait être touché par le même parasite. La dénonciation souligne ainsi la nécessité d’intervenir sur le spécimen mort et d’éviter que le problème ne puisse s’étendre à d’autres arbres proches.

LA MAIRIE DE SARAGOSSE NE PEUT PAS INTERVENIR S’IL S’AGIT D’UNE ZONE PRIVÉE

La mairie de Saragosse rappelle que, le palmier se trouvant au sein d’une copropriété, « il incombe aux propriétaires de l’enlever ». La municipalité distingue ainsi les spécimens situés dans des espaces publics, dont l’entretien et la protection relèvent des services municipaux, de ceux qui se trouvent sur des terrains privés.

La zone compte plusieurs palmiers, dont certains ont encore leurs feuilles | Photo : Google Maps

Ces dernières années, les palmiers de la ville ont été touchés par le charançon rouge, un insecte particulièrement nuisible qui peut venir à bout de ces spécimens. En 2023, ce parasite a notamment contraint à abattre cinq palmiers du Parque Grande José Antonio Labordeta, aux abords de la fontaine de Neptune, après que les différents traitements appliqués par les techniciens municipaux n’ont pas permis de les sauver. Les arbres avaient également perdu leur méristème apical, la partie qui permet la croissance de la plante.

Les services municipaux soulignent en outre que la lutte contre ce parasite ne dépend pas uniquement des interventions de la municipalité. Dans certains cas, l’absence de mesures préventives de la part des propriétaires de palmiers au sein de copropriétés privées peut favoriser la propagation du charançon rouge à d’autres spécimens proches. Ils insistent donc sur l’importance pour les particuliers de s’impliquer eux aussi dans la détection et la prévention de cette menace.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.