Ainsi le prévoit l’article 143 de la Loi organique du régime électoral général (Loreg), qui dispose que les personnes qui ne se présentent pas ou n’exercent pas leurs fonctions, quittent le bureau sans motif légitime ou ne respectent pas sans justification les obligations de dispense ou de notification préalable peuvent être condamnées à une peine de prison de trois mois à un an ou à une amende de six à 24 mois.
La règle ne concerne pas uniquement les personnes qui ne se présentent pas à la première heure. Elle s’applique également à celles qui, une fois le bureau constitué, décident de partir sans motif valable. Se rendre au bureau de vote puis quitter son poste avant la fin des fonctions n’est donc pas non plus une option en l’absence d’un motif légitime.
AVOIR UNE EXCUSE NE SUFFIT PAS POUR S’ABSENTER
La responsable de l’Organisation et des Services généraux de la mairie de Saragosse, Carmen Corral, a averti que les conséquences pouvaient découler de différents manquements. « Les sanctions s’appliquent aussi bien lorsqu’on ne présente pas son excuse ou sa justification, lorsqu’on ne se rend pas sur place ce jour-là ou lorsqu’on abandonne ses fonctions sans aucune justification », a-t-elle expliqué lors du tirage au sort des bureaux de vote.
Ainsi, un problème de santé, une obligation familiale ou toute autre circonstance susceptible de justifier l’absence ne permet pas de rester simplement chez soi. Il est nécessaire de la signaler officiellement et de suivre la procédure établie afin que la commission électorale évalue la situation. Corral a donc demandé aux citoyens de ne pas considérer qu’ils sont exemptés sans avoir reçu de réponse : « Il faut prendre cela au sérieux », a-t-elle insisté.