Le jardin, situé dans la partie ancienne du cimetière, était divisé en sept zones combinant pelouses, chemins et espaces gravillonnés. À ses deux extrémités, il serait possible de disperser les cendres gratuitement, tandis qu’un registre serait également mis à disposition pour inscrire les données des défunts.
Une autre possibilité consistait à enterrer les restes dans des urnes biodégradables, accompagnées d’une plante et d’une plaque portant le nom du défunt. Cette formule était soumise à une taxe de 22 euros pour cinq ans, à laquelle s’ajouteraient les frais liés à la plante et à son entretien, encore en cours de négociation.
Le responsable municipal de l’Urbanisme de l’époque, Carlos Pérez Anadón, expliquait que l’espace aurait une capacité initiale de 500 urnes, extensible jusqu’à 1 500. L’installation permettrait également de répondre en partie à la demande de colombariums, alors que l’attribution et la construction d’environ 1 700 d’entre eux restaient en attente.
L’ouverture répondait à une évolution importante des pratiques funéraires des habitants de Zaragoza. Alors qu’en 2000, à peine 31,48 % des défunts étaient incinérés, ce pourcentage était passé à 57,38 % en 2010. En octobre 2011, les crémations représentaient 56,48 %.
Le nouveau jardin élargissait ainsi les possibilités funéraires du cimetière de Torrero, dans une ville où la crémation avait gagné du terrain face aux enterrements traditionnels. C’est ainsi que nous le racontions dans Aragón Digital il y a 15 ans, lorsque Zaragoza inaugurait un espace gratuit pour déposer les cendres de ses proches.