Les nouveaux capteurs seront répartis dans les bassins des rivières Mesa et Piedra, Huerva, Aguasvivas, Martín et Matarraña, ainsi que dans le cours inférieur de l’Èbre. Le projet représente un investissement de 392 000 euros, a commencé à être mis en œuvre au mois d’août dernier et doit s’étaler sur 18 mois.
L’objectif est d’améliorer la capacité à détecter plus rapidement les effets des tempêtes très intenses, en particulier les épisodes au cours desquels une grande quantité d’eau tombe en quelques minutes et provoque une hausse brutale du débit des ravins ou des cours d’eau de petite taille.
DAVANTAGE DE CONTRÔLE FACE AUX TEMPÊTES INTENSES
Ces phénomènes, connus sous le nom d’épisodes convectifs, sont particulièrement difficiles à prévoir. Ils peuvent déverser de très importantes précipitations sur une zone précise en peu de temps et provoquer des crues rapides avec des débits inhabituels. C’est pourquoi leur suivi dépend en grande partie de la présence d’un nombre suffisant de points d’observation sur le terrain.
C’est là qu’interviennent les nouvelles stations. Les données qu’elles recueilleront intégreront le Système automatique d’information hydrologique (SAIH) de l’Èbre, le réseau qui permet de connaître l’évolution des rivières et des précipitations au fur et à mesure qu’elles se produisent.
Actuellement, le système intégré d’information hydrologique de la CHE compte plus de 1 500 stations ou points de contrôle répartis dans le bassin. Au total, ils transmettent plus de 15 000 signaux liés à la mesure, au contrôle et à la supervision.
LES DONNÉES DES RIVIÈRES TOUTES LES 15 MINUTES
Les informations enregistrées par ce réseau arrivent toutes les 15 minutes au Centre de traitement des données du SAIH. Elles permettent notamment de connaître le niveau d’une rivière, la quantité d’eau stockée dans les réservoirs, sa température ou encore la quantité de pluie qui tombe à un endroit donné.
Le réseau comprend des stations hydrométriques installées sur des rivières et des canaux, des réservoirs, des points de suivi des eaux souterraines, des pluviomètres et des télénivomètres. Les 29 nouveaux dispositifs vont désormais renforcer cette capacité de surveillance dans les zones où la CHE cherche à améliorer la détection précoce des situations hydrologiques défavorables.
La Confédération hydrographique de l’Èbre justifie ce renforcement par la fréquence et l’intensité accrues enregistrées ces dernières années lors de certains épisodes de fortes précipitations. Grâce aux nouveaux instruments, l’organisme entend disposer d’informations plus précises et plus rapides lorsqu’une tempête peut entraîner une hausse soudaine du niveau des cours d’eau.