Société

Le parquet alerte sur une hausse de 17,64 % des cas de harcèlement scolaire

Le parquet général de l’État alerte, dans son rapport pour 2025, sur une hausse de 17,64 % des procédures ouvertes pour harcèlement scolaire, passées de 1 196 en 2024 à 1 407 en 2025. Il juge ces données « particulièrement importantes », car elles reflètent des circonstances « allant au-delà de l’infraction elle-même », comme des aspects éducatifs, un manque d’empathie, la vulnérabilité particulière des victimes et d’éventuels besoins de protection.
Le parquet alerte sur une hausse de 17,64 % des cas de harcèlement scolaire

Le rapport souligne que les atteintes à l’intégrité morale ont été intégrées au tableau statistique avec les faits relatifs au harcèlement scolaire en 2024. La comparaison des chiffres reste donc « quelque peu indicative, mais significative ».

Le parquet enregistre également une hausse de 29,04 % des atteintes à l’intégrité morale commises par des mineurs, passées de 1 057 cas en 2024 à 1 364 au cours du dernier exercice. Selon le document, cette progression « révèle l’évolution des profils délinquants chez les mineurs, qui est déjà observée depuis plusieurs années ».

La comparaison des deux chiffres, selon le rapport, « met en évidence un important déficit de prévention et d’intervention dans le milieu éducatif » et constitue un motif de « vive préoccupation » pour le parquet.

CYBERHARCÈLEMENT

Le parquet constate également une « nette augmentation » des comportements adoptés par des mineurs au moyen des outils numériques et d’Internet, avec une présence particulière d’applications comme WhatsApp, TikTok, Instagram et Telegram. Le document indique qu’une grande partie des cas de harcèlement scolaire sont commis par cyberharcèlement et que ces comportements se traduisent par une hausse des atteintes à l’intégrité morale.

Les sections chargées des mineurs au sein des différents parquets expriment leur inquiétude face à la hausse du cyberharcèlement et à l’influence négative que l’usage abusif des technologies de l’information et de la communication peut avoir sur les mineurs.