En plus de l’interdiction de s’approcher à moins de 100 mètres de l’enseignante, l’agresseuse a été condamnée à huit mois de liberté surveillée, avec l’obligation de participer à un programme éducatif. C’est ce qu’indique le syndicat CSIF, qui a récemment obtenu cette décision de justice condamnant la mineure pour avoir agressé son enseignante.
Le syndicat a évalué positivement la décision judiciaire et a de nouveau réclamé davantage de mesures pour protéger le personnel enseignant face à l’augmentation des épisodes violents dans les établissements scolaires. « L’augmentation des agressions contre les enseignants que nous vivons ces dernières années nous préoccupe beaucoup », a déclaré Gema Tomás, présidente de CSIF Educación Aragón.
Jeudi dernier, le syndicat a adressé une lettre à la conseillère à l’Éducation, Carmen Susín, après l’agression subie par une autre enseignante dans l’école d’Épila. Dans ce courrier, le CSIF insistait sur la nécessité d’adopter des mesures urgentes et spécifiques pour prévenir et gérer ce type de situations dans les établissements.
L’ÉDUCATION PRÉPARERA UN PROTOCOLE SPÉCIFIQUE
Ce mardi, la conseillère à l’Éducation a rencontré la responsable du CSIF et, selon ce qu’a indiqué le syndicat, le ministère régional commencera immédiatement à élaborer un protocole spécifique contre les agressions visant les enseignants, une revendication que l’organisation affirme porter depuis des années.
La mise en place de deux unités de soutien psychologique et juridique destinées aux enseignants confrontés à des situations de conflit ou de violence au sein des établissements scolaires est également prévue. Ces mesures seront complétées en janvier par une campagne visant à revaloriser le métier d’enseignant.