Société

La Santé détecte un cas de maladie méningococcique à Saragosse : symptômes et traitement

L’Aragon a enregistré cette semaine un cas de maladie méningococcique dans la province de Saragosse, selon les données publiées dans le Bulletin épidémiologique du gouvernement d’Aragon. Cette maladie est causée par la bactérie Neisseria meningitidis, appelée méningocoque, qui peut provoquer des formes graves comme une méningite ou une septicémie lorsqu’elle atteint le sang ou les méninges, les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière.
La Santé détecte un cas de maladie méningococcique à Saragosse : symptômes et traitement

La bactérie se transmet principalement par des gouttelettes respiratoires et des sécrétions de la gorge, généralement après un contact étroit et prolongé avec une personne malade ou porteuse. Les symptômes peuvent apparaître rapidement et comprennent de la fièvre, de forts maux de tête, des nausées, des vomissements, une raideur de la nuque et une altération de l’état de conscience. Dans certains cas, une éruption de petites taches rougeâtres ou violacées qui ne disparaissent pas lorsqu’on appuie dessus peut également apparaître, notamment en cas de septicémie.

La maladie méningococcique nécessite une prise en charge médicale urgente et, en cas de suspicion d’infection bactérienne, un traitement antibiotique doit être commencé le plus rapidement possible. En outre, lorsqu’un cas est confirmé, les autorités sanitaires peuvent administrer des antibiotiques à titre préventif aux contacts étroits afin de réduire le risque de nouveaux cas. La vaccination constitue l’un des principaux moyens de prévenir la maladie méningococcique.

UN CAS DE MPOX À HUESCA ET DEUX INFECTIONS À E. COLI EN ARAGON

Le Bulletin épidémiologique a également signalé cette semaine un cas de mpox dans la province de Huesca. Cette maladie infectieuse, auparavant appelée variole du singe, est provoquée par le virus de la mpox et se transmet principalement par un contact physique étroit avec une personne infectée, notamment par les lésions cutanées ou des muqueuses et les fluides corporels. La contamination peut également se produire par l’intermédiaire d’objets contaminés.

Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une éruption cutanée, de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fatigue et une inflammation des ganglions lymphatiques. Les lésions peuvent apparaître sur différentes parties du corps et évoluer jusqu’à former des croûtes. La plupart des personnes touchées guérissent en quelques semaines et le traitement consiste essentiellement à soulager la douleur et la fièvre, à maintenir une hydratation suffisante et à soigner les lésions afin d’éviter les complications ou les infections secondaires.

Par ailleurs, deux cas d’infection à Escherichia coli productrice de vérotoxines ont été détectés, l’un dans la province de Huesca et l’autre dans celle de Saragosse. Ces variantes d’E. coli, également appelées STEC ou VTEC, produisent des toxines capables de provoquer des infections intestinales. La contamination peut se produire par l’intermédiaire d’aliments ou d’eau contaminés, notamment de viande insuffisamment cuite, de lait non pasteurisé ou de légumes contaminés, ainsi que par contact avec des animaux porteurs ou entre personnes.

L’infection provoque généralement des douleurs et des crampes abdominales, de la diarrhée, qui peut contenir du sang, et des vomissements, et la plupart des personnes guérissent en quelques jours. Toutefois, certains patients peuvent développer un syndrome hémolytique et urémique, une complication grave susceptible d’affecter les reins. Le traitement repose principalement sur une hydratation suffisante et le contrôle des symptômes, tandis que les antibiotiques ne sont généralement pas recommandés dans les infections à E. coli productrices de toxine Shiga en raison du risque de complications.