Société

Juan García, donneur de plasma : « Sans donneurs, ce serait un problème sanitaire majeur »

Les dons de plasma en Aragon ne suffisent pas à couvrir la demande. Ils sont essentiels pour fabriquer des médicaments biologiques indispensables, qui ne peuvent actuellement pas être produits artificiellement. Parmi eux, l’albumine et les immunoglobulines, efficaces contre des pathologies hématologiques, immunologiques et rhumatologiques chez les adultes comme chez les patients pédiatriques.
Juan García, donneur de plasma : « Sans donneurs, ce serait un problème sanitaire majeur »

La directrice de la Banque du sang et des tissus d’Aragon, Rosa Plantagenet-White, a assuré que ni la Communauté ni l’Espagne ne sont « autosuffisantes » et qu’elles doivent importer des médicaments fabriqués à partir de plasma depuis les États-Unis. Elle encourage donc les habitants d’Aragon à devenir donneurs de plasma. Dans cet objectif, la Banque du sang et des tissus d’Aragon a mis en service une unité mobile de collecte qui permettra de proposer cette possibilité en dehors de Saragosse afin d’augmenter le nombre de donneurs.

Parmi ceux qui connaissent déjà bien ce type de don figure Juan García, donneur de sang depuis plus de 40 ans, qui a également commencé à donner son plasma il y a cinq ans. « On m’a expliqué le principe lors d’un don de sang et on m’a demandé si je voulais devenir donneur de plasma », se souvient-il. Depuis, García a intégré cette pratique à sa routine. Il se rend au centre lorsqu’il reçoit un appel de la Banque du sang et, en l’absence de notification, il essaie de s’organiser pour donner au moins une fois par trimestre.

L’une des différences qu’il apprécie le plus par rapport au don de sang classique est la récupération après le don. Selon lui, le don de plasma permet à l’organisme de récupérer plus rapidement et de renouveler l’opération plus fréquemment. « Nous pouvons donner notre plasma presque tous les mois, ou chaque mois », souligne-t-il, contrairement aux intervalles plus longs prévus pour les dons de sang.

Pour lui, l’importance du don de plasma réside dans le fait de répondre aux besoins des hôpitaux. « Les hôpitaux ont besoin de plasma, ils ont besoin de sang et, s’il n’y avait pas de donneurs, ce serait un problème majeur pour le système de santé et, par extension, pour la société », affirme-t-il.