La protestation a été lancée par l’Association de quartier Jerónima Zaporta, qui a mené différentes actions ces dernières semaines, craignant qu’un service de santé présent dans le quartier depuis plus de 50 ans ne continue à être réduit. Parmi leurs principales revendications, les habitants demandent une prise en charge médicale stable et suffisante tout au long de la semaine.
MOINS D’HEURES ET DAVANTAGE DE ROTATION DES MÉDECINS
Le collectif dénonce une consultation assurée par une « rotation constante des professionnels » provenant du centre de santé Torre Ramona, ainsi que des horaires réduits en fonction des effectifs disponibles. Selon leurs explications, du 18 août au 11 septembre, les consultations ont été limitées à la plage horaire comprise entre 8 h 15 et 11 heures, tandis que le cabinet a même fermé pendant deux jours au mois de juillet dernier.
L’association estime que cette situation pénalise particulièrement les patients atteints de maladies chroniques et les personnes âgées. « La rotation constante des professionnels et l’insuffisance des heures de consultation empêchent un suivi correct des pathologies », dénoncent-ils, tout en mettant en garde contre d’éventuels retards dans les diagnostics, le suivi des traitements ou l’ajustement des médicaments.
INQUIÉTUDE PARMI LES HABITANTS LES PLUS ÂGÉS
L’un des principaux problèmes qu’ils soulignent est le déplacement jusqu’à Torre Ramona lorsqu’ils ne peuvent pas être pris en charge dans leur propre quartier. Pour de nombreux habitants âgés, expliquent-ils, devoir se rendre dans ce centre représente une difficulté supplémentaire et une perte d’accessibilité à un service qu’ils considèrent comme essentiel.
L’Association de quartier Jerónima Zaporta rappelle également l’évolution de la pédiatrie, dont la prise en charge, assurent-ils, a été progressivement réduite jusqu’à pratiquement disparaître. Les habitants craignent qu’une situation similaire ne se produise avec la consultation de médecine familiale et demandent au gouvernement d’Aragon une meilleure planification ainsi que des effectifs suffisants pour garantir la continuité des soins.