Société

Les éducateurs de 0 à 3 ans redescendent dans la rue : « Les ratios nous obligent à jongler »

Les éducateurs du premier cycle de l’éducation préscolaire redescendront dans la rue pour réclamer de meilleures conditions de travail et une réduction des ratios dans les classes de 0 à 3 ans. Sous le slogan « Le droit de créer des liens », les professionnels, mobilisés par le syndicat CGT, se rassembleront ce jeudi à 19 heures sur la place d’Espagne de Saragosse.
Les éducateurs de 0 à 3 ans redescendent dans la rue : « Les ratios nous obligent à jongler »

Parmi leurs principales revendications, ils demandent que le nombre d’enfants par professionnel permette d’offrir un accompagnement fondé sur l’attachement, l’accompagnement affectif et le respect du rythme de chaque enfant. Les personnes mobilisées estiment que les ratios actuels compliquent ce travail et affirment que la situation dans les classes génère une forte « pression » parmi les professionnelles.

« Il est humainement impossible d’accompagner avec respect, calme et tendresse lorsque les ratios actuels nous obligent à jongler avec trop de bébés à la fois », soutiennent-elles. Le collectif défend une mission qui va au-delà de la simple prise en charge et revendique le rôle éducatif joué au cours des premières années de vie.

MOINS D’ENFANTS PAR PROFESSIONNEL ET DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL

Elles exigent également une réduction drastique des ratios, ainsi qu’une amélioration des ressources disponibles et des conditions salariales et professionnelles. La mobilisation réclame aussi d’avancer vers l’intégration complète du cycle de 0 à 3 ans dans le système éducatif public, avec des conditions comparables à celles des autres niveaux.

Les organisations à l’origine de la mobilisation estiment que les conditions de travail du personnel ont une incidence directe sur l’accompagnement reçu par les enfants. Selon elles, le manque de ressources et la surcharge des classes limitent la possibilité de consacrer le temps nécessaire à chaque enfant et de répondre individuellement à ses besoins.

« Défendre les droits des éducatrices, c’est garantir la dignité de l’enfance », affirment les organisatrices, qui présentent le rassemblement comme une revendication portant à la fois sur les conditions de travail des professionnelles et sur la qualité de l’accompagnement éducatif des enfants de moins de trois ans.