Le décret royal, approuvé par le Conseil des ministres le 27 octobre dernier, identifie les voies pastorales qui font partie d’un réseau national de plus de 11 000 kilomètres. En Aragon, il recense 13 voies pastorales et quatre passages transfrontaliers, pour une longueur totale supérieure à 2 700 kilomètres. Cependant, Ecologistas en Acción dénonce le fait que 24 communes aragonaises traversées par ces tracés n’ont toujours pas classé leurs voies pastorales, ce qui signifie qu’environ 10 % de ces itinéraires ne bénéficient même pas de cette protection administrative de base.
ILS ACCUSENT LE GOUVERNEMENT ARAGONAIS D’UNE « PASSIVITÉ EXAGÉRÉE »
L’organisation écologiste accuse l’exécutif régional de maintenir une attitude de « passivité exagérée » et de ne pas respecter les objectifs de la loi aragonaise sur les voies pastorales. Elle demande donc au conseiller régional chargé de l’Environnement et du Tourisme d’engager d’urgence le classement, la délimitation, le bornage et la signalisation de tous les tronçons intégrés au réseau national, ainsi que de renforcer la surveillance afin d’éviter les occupations et les coupures d’accès. Elle demande également l’intégration de nouveaux itinéraires reliés à ce réseau national et rappelle qu’en 20 ans, le gouvernement aragonais n’a déclaré aucun tronçon comme voie pastorale d’intérêt spécial.
Parmi ses revendications figure également la création d’un service spécifique au sein de la structure régionale, doté de personnel et de ressources suffisants pour gérer et protéger ces espaces. Ecologistas en Acción rappelle que l’Aragon compte environ 12 000 kilomètres de voies de transhumance reconnues, qui couvrent près de 50 000 hectares.