Société

Le bassin de l’Èbre se dote de 29 nouvelles stations de contrôle contre les pluies torrentielles

Détecter plus tôt une hausse brutale du niveau de l’eau et renforcer la capacité de réaction face aux pluies torrentielles : tel est l’objectif des 29 nouvelles stations de mesure qui seront installées dans le bassin de l’Èbre. Ces points de contrôle surveilleront le niveau des cours d’eau et les précipitations dans les rivières Mesa, Piedra, Huerva, Aguasvivas, Martín et Matarraña, ainsi que dans le Bas-Èbre. Le marché a été attribué pour 392 000 euros.
Le bassin de l’Èbre se dote de 29 nouvelles stations de contrôle contre les pluies torrentielles

La Confédération hydrographique de l’Èbre (CHE) cherche ainsi à renforcer le réseau de capteurs du Système automatique d’information hydrologique (SAIH) face aux épisodes de précipitations très intenses. Ces phénomènes peuvent déverser de grandes quantités d’eau en très peu de temps et provoquer des crues rapides ainsi que des débits inhabituels, en particulier dans les ravins et les cours d’eau de petite taille.

DAVANTAGE DE CONTRÔLE FACE AUX PLUIES TORRENTIELLES

La difficulté à prévoir précisément ces épisodes rend l’observation en temps réel particulièrement importante. Les stations de télémesure permettent de connaître l’évolution des précipitations et des cours d’eau et de transmettre ces informations au système de contrôle hydrologique, améliorant ainsi la capacité à détecter rapidement d’éventuelles situations à risque.

Actuellement, le réseau du Système automatique intégré d’information hydrologique de l’Èbre dispose de plus de 1 500 stations et points de contrôle, qui génèrent environ 15 000 signaux de mesure, de supervision et de contrôle. Les informations parviennent toutes les 15 minutes au Centre de traitement des données du SAIH et comprennent notamment le niveau des rivières et des réservoirs, la température de l’eau ou la quantité de précipitations enregistrée.

18 MOIS POUR ACHEVER L’INSTALLATION

Les travaux ont commencé en août dernier et doivent s’étaler sur une période de 18 mois. Une fois tous les équipements installés, la CHE disposera d’un réseau de capteurs plus dense pour suivre l’évolution des épisodes de fortes pluies et détecter avec davantage de précision leurs éventuelles conséquences sur les cours d’eau du bassin de l’Èbre.