Microsoft a ouvert cette zone aux médias, où travaillent actuellement quelque 60 personnes. Des engins lourds nettoient le terrain et trient les matériaux en fonction de leur taille. Parmi eux figurent des déchets dangereux, comme l’amiante, qui nécessitent un traitement spécifique.
La multinationale a fait appel à une entreprise spécialisée, inscrite au Registre des entreprises présentant un risque lié à l’amiante (RERA). Celle-ci dépose ces gravats dans une zone séparée et clôturée, où ses employés les trient. Ils les placent ensuite sur des palettes, que des camions chargent avant de les transporter vers une décharge spécialisée.
DESTINATION DES TERRES
Cette étape précède le déplacement des terres, qui permettra ensuite de construire. Cette phase est suspendue à l’approbation définitive du PIGA. Microsoft a proposé de déplacer près de deux millions de tonnes de terres excédentaires vers la décharge de Las Canteras, puis de la recouvrir. Celle-ci se trouve dans les monts de Torrero et est fermée depuis 2010. Selon l’entreprise, cette opération permettrait de restaurer ce terrain dégradé.
Lors d’une rencontre avec des journalistes, l’entreprise a assuré que, si l’Inaga ne donne pas son feu vert, elle dispose d’un plan B, qui pourrait être la décharge d’Alfajarín, pour les tonnes de terres qui seront déplacées ici ainsi que sur ses deux autres projets à La Muela et Villamayor de Gállego.
Par ailleurs, Microsoft a proposé de créer un parc linéaire avec des espaces verts dans le Barranco de la Muerte. Il s’étendrait sur environ 14 hectares, entre les centres de données et Puerto Venecia, à proximité de la zone où se trouve IKEA. L’entreprise entend le réaliser dans les prochaines années, parallèlement au développement de la première phase de ce campus, qui débutera une fois le feu vert définitif au PIGA obtenu, ce qui est attendu au premier trimestre 2027.