Économie

Les agriculteurs au pied du mur face à la flambée de 45 % du gazole agricole

Le prix du gazole agricole met une nouvelle fois le secteur au pied du mur. Le combustible atteint 1,405 euro par litre, soit 45,6 % de plus qu’à la fin février, lorsqu’il s’élevait à 0,96 euro. Face à cette hausse des prix, la COAG a demandé une réunion urgente au ministère de l’Agriculture afin de réclamer de nouvelles mesures de soutien et d’éviter que l’augmentation des coûts ne compromette les prochaines campagnes agricoles.
Les agriculteurs au pied du mur face à la flambée de 45 % du gazole agricole

Le gazole agricole augmente de 45 %. Photo : COAG

REMPLIR LE RÉSERVOIR DU TRACTEUR COÛTE 132 EUROS DE PLUS

L’impact se fait directement sentir dans les exploitations. Remplir le réservoir d’un tracteur de 300 litres coûte actuellement 421,50 euros, contre 289,50 euros en février, soit 132 euros supplémentaires à payer. La COAG estime que l’aide exceptionnelle actuellement en vigueur ne couvre pas la totalité de la hausse et calcule que l’agriculteur continue de supporter un surcoût de 22,7 centimes par litre après application du niveau maximal de compensation prévu.

L’organisation agricole avertit que cette situation intervient à un moment particulièrement délicat, à l’approche des semis de céréales d’automne. En Espagne, près de 4,93 millions d’hectares sont consacrés aux céréales à grain en sec, et la COAG craint que le coût élevé du carburant ne réduise la rentabilité des travaux de préparation des sols et des semis. Son secrétaire général, Andrés Góngora, alerte sur le fait que cette hausse des coûts pourrait également finir par affecter la production céréalière, l’alimentation animale et l’ensemble de la chaîne agroalimentaire.

LA COAG DEMANDE LA PROLONGATION DES AIDES

À cette situation s’ajoute le fait que les mesures de soutien en vigueur prennent fin le 30 septembre et que, selon l’organisation, aucune norme publiée ne garantit encore leur maintien. La COAG réclame la prolongation jusqu’à la fin de l’année des aides au gazole agricole et de la fiscalité réduite, ainsi que l’augmentation ou la suppression de la limite actuelle de 20 centimes par litre, afin que la compensation corresponde mieux à la hausse réelle du carburant.

L’organisation demande également que les aides puissent être appliquées directement au moment du plein grâce à une carte professionnelle agricole, plutôt que d’être récupérées ultérieurement, et réclame davantage d’informations sur les marges de distribution. La COAG juge urgent d’agir avant le début de campagnes telles que la récolte des olives et les semis de céréales, et avertit que le maintien de ces coûts pourrait compromettre l’activité des agriculteurs et des éleveurs.