La fermeture concerne, selon l’organisation, au moins quatre cliniques au Pays basque, deux à Saragosse et une à La Corogne. Elle a laissé de nombreux usagers avec des traitements commencés et, dans certains cas, déjà payés. Dans la capitale aragonaise, Vivanta a fermé ses centres du paseo Pamplona et de la rue María Zambrano, une décision connue pratiquement du jour au lendemain par les patients comme par les employés.
RÉCLAMER PAR ÉCRIT ET DEMANDER LE DOSSIER MÉDICAL
La première recommandation de l’OCU consiste à conserver tous les documents attestant de la relation avec la clinique et du traitement souscrit, tels que les contrats, factures, devis, publicités ou brochures. L’organisation conseille ensuite de contacter Vivanta au moyen d’une réclamation écrite indiquant clairement que le service souscrit n’a pas été achevé.
Dans cette réclamation, les personnes concernées peuvent exiger l’achèvement du traitement et demander l’ensemble des documents disponibles, y compris une copie de leur dossier médical. Si le centre reste fermé, l’OCU précise que la réclamation doit être envoyée au siège social de l’entreprise indiqué sur son site internet ou au Registre du commerce.
Les usagers peuvent également se tourner vers les services de la consommation afin de réclamer les préjudices causés par la fermeture, notamment l’interruption du traitement ou la possible perte des sommes versées à l’avance. S’ils estiment avoir été victimes d’une mauvaise pratique, l’organisation recommande aussi de déposer une réclamation auprès des autorités sanitaires d’Aragon.
QUE FAIRE SI LE TRAITEMENT ÉTAIT FINANCÉ
L’une des situations qui inquiètent le plus les personnes concernées est celle des patients ayant souscrit un crédit spécifiquement lié au traitement dentaire. Dans ces cas, l’OCU conseille de s’adresser par écrit au service client de l’établissement financier afin de demander « sa liquidation puis son annulation » si le service souscrit n’est finalement pas fourni.
Selon l’organisation, si un mois s’écoule sans réponse de l’organisme financier ou si la réponse n’est pas satisfaisante, le consommateur peut déposer une réclamation auprès de la Banque d’Espagne. En cas de dommages liés à une éventuelle mauvaise pratique, elle conseille également d’obtenir un rapport établi par un dentiste inscrit à l’ordre professionnel ou par un expert en odontologie, afin de documenter l’état du traitement et de faciliter une éventuelle action en justice.
De son côté, Vivanta Dental a assuré jeudi à ARAGÓN DIGITAL que « la continuité et l’achèvement de 100 % des traitements en cours sont garantis », qu’ils soient financés ou payés directement par les patients. Selon l’entreprise, les personnes concernées pourront poursuivre leurs soins auprès de Vitaldent « sans avoir à payer à nouveau ce qui avait déjà été souscrit ».
QUE SE PASSE-T-IL SI VIVANTA EST EN PROCÉDURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE
Si l’entreprise fait l’objet d’une procédure collective, l’OCU indique que les personnes concernées devront s’adresser à l’administrateur judiciaire désigné par le tribunal compétent. L’organisation avertit toutefois que le recouvrement des sommes réclamées peut s’avérer compliqué en raison de la position qu’occupent actuellement les consommateurs dans la procédure collective.
Face à des cas comme celui de Vivanta, l’organisation réclame une réglementation plus stricte pour protéger les usagers lorsqu’une clinique médicale ou esthétique ferme soudainement, ainsi que davantage d’inspections et de contrôles de ces établissements. Elle juge également « nécessaire et urgente » une modification des procédures collectives afin que les créances des consommateurs bénéficient d’une meilleure protection face aux autres créanciers.