Le festival compte sur la participation d’habitants liés à Las Parras de Martín qui, bien qu’ils résident actuellement à Utrillas, Saragosse ou Madrid, conservent leur logement et leur attachement au village et s’impliquent dans l’organisation des activités. L’initiative entend également adresser un message aux administrations et à la société : il est possible de proposer des activités culturelles dans n’importe quel coin du territoire, indépendamment de sa population et de ses ressources.
La programmation de cette septième édition réunira des propositions venues d’horizons et de styles différents. Parmi les spectacles prévus figurent Pulpino Viascón ; Martín Bruhn, Mono Banegas et Joaquín Galván ; La Troupe ; Los Gaiteros del Rabal ; Pelejebre Folk ; Gloria Chulilla ; Irish Treble ; La Ronda de las Parras de Martín et La Pequeña Orquesta Cinematográfica.
Pendant trois jours, la musique et les danses partageront la vedette avec le patrimoine naturel de la région. Le festival propose de découvrir des musiques d’ici et d’ailleurs, de parcourir les environs de Las Parras de Martín et de profiter d’un programme qui cherche à associer culture, tradition et nature.
Les organisateurs présentent Folclore Vivo comme bien plus qu’une succession de spectacles. L’objectif est de mettre en avant la capacité des petits villages à générer une activité culturelle et à attirer habitants et visiteurs. Dans cette optique, le festival défend l’idée que maintenir la culture vivante contribue également à préserver le territoire et à renforcer les liens avec les communes rurales.
Cette nouvelle édition s’appuie sur une affiche conçue par Juanjo Contreras, qui illustre précisément le lien entre les personnes, les traditions et le paysage de Las Parras de Martín. Les protagonistes apparaissent avec des têtes d’animaux, symbole de l’union entre les participants au festival, l’environnement naturel de la commune et les traditions qui font partie de son identité.
Ainsi, du 11 au 13 septembre, ce petit hameau d’Utrillas rappellera une nouvelle fois qu’un village d’à peine 20 habitants peut aussi devenir pendant quelques jours une scène culturelle et un lieu de rencontre. Le festival part d’une question : "Un festival peut-il changer un village ?" Ses organisateurs le pensent et estiment que l’un des moyens d’y parvenir consiste à redonner vie à ses rues.