Aragon

Unanimité totale en Aragon pour rejeter l’étude Teruel-Sagunto et réclamer la double voie

Les principales institutions d’Aragon, les organisations patronales, les ordres professionnels et les formations politiques ont affiché un front commun sans faille contre l’étude d’information du ministère des Transports consacrée au tronçon Teruel-Sagunto du corridor cantabrique-méditerranéen, comme le montrent leurs observations.
Unanimité totale en Aragon pour rejeter l’étude Teruel-Sagunto et réclamer la double voie

Du gouvernement d’Aragon et des mairies des trois capitales régionales à la députation provinciale de Teruel, en passant par la CEOE Aragón, la CEV valencienne, Teruel Existe, l’Ordre des ingénieurs des routes, des canaux et des ports, la CHA, Compromís et la Fondation transpyrénéenne, tous exigent la mise en place d’une double voie électrifiée à hautes performances.

LES OBSERVATIONS EXIGENT LA DOUBLE VOIE

Toutes les observations demandent le retrait ou l’annulation du dossier actuel afin de rédiger une nouvelle étude prévoyant une double voie à usage mixte pour les voyageurs et les marchandises. Elles s’accordent à qualifier la proposition actuelle d’alternative insuffisante, qui ne garantit pas les performances nécessaires à une infrastructure d’envergure nationale et européenne.

Les différents acteurs alertent sur le fait que la réalisation en voie unique de ces 137 kilomètres créera un goulet d’étranglement structurel et un "maillon faible" sur l’ensemble du corridor cantabrique-méditerranéen, puisqu’il n’offrira pas les mêmes performances que le tronçon adjacent Teruel-Zaragoza, conçu en double voie pour des vitesses de 200 à 250 km/h. Cette asymétrie, soulignent-ils, pénalise la liaison directe entre les ports méditerranéens, la vallée de l’Èbre et la façade cantabrique au profit d’autres corridors.

Autre point d’accord fondamental : la dénonciation de l’utilisation de prévisions de demande obsolètes, fondées sur les flux de trafic de 2017. Les observations estiment que l’étude ignore la transformation économique et le potentiel de nœuds logistiques clés comme PLAZA à Zaragoza, PLATEA à Teruel, le terminal maritime de Zaragoza, l’aéroport de Teruel, Parc Sagunt ou le port de Valence. Elles avertissent que dimensionner l’infrastructure en fonction des trafics passés empêche d’attirer de nouveaux investissements.

Parallèlement à ces consensus généraux, les différentes observations présentent leurs particularités. Teruel Existe dénonce le fait que le projet officiel inclut des tronçons limités à 70 km/h et gèle les services voyageurs jusqu’en 2061. De son côté, l’Ordre des ingénieurs des routes, des canaux et des ports propose de relier l’axe à l’Europe par la Traversée centrale des Pyrénées, tandis que les organisations patronales CEOE Aragón et CEV suggèrent une réalisation par phases.

Enfin, la députation provinciale de Teruel réclame spécifiquement un contournement pour les marchandises au port d’Escandón afin de le relier à PLATEA et à l’aéroport. De leur côté, la CHA et Compromís soulignent l’importance de la ligne pour atteindre les objectifs de transition juste et de réindustrialisation après la fermeture des mines et de la centrale thermique d’Andorra.