L’ARAGON DEMANDE UN ENGAGEMENT À LA FRANCE
Le directeur général des Transports du gouvernement d’Aragon, David Sánchez Fraile, a réaffirmé cette position mardi lors d’un événement organisé à Canfranc aux côtés du président de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset. Sánchez a assuré que l’Aragon continuerait à travailler avec la région française, mais il estime indispensable que la France finance les travaux nécessaires sur son territoire pour rétablir la liaison ferroviaire.
Le gouvernement aragonais demande également à l’exécutif espagnol d’intensifier les négociations avec la France afin de faire avancer le projet. « L’Espagne doit également défendre cette infrastructure stratégique et exiger de la France qu’elle respecte sa part », a déclaré Sánchez, qui a souligné que la réouverture représenterait une opportunité pour la mobilité, le tourisme, l’emploi et le transport de marchandises.
HUIT ATELIERS DES DEUX CÔTÉS DES PYRÉNÉES
La rencontre de Canfranc a également permis de présenter les conclusions de huit ateliers organisés en Aragon et dans le Béarn afin d’analyser les opportunités qu’offrirait la réouverture. Près de 150 représentants de secteurs tels que le tourisme, l’éducation, la logistique, l’emploi ou les administrations locales ont participé à des réunions organisées à Huesca, Saragosse, Oloron-Sainte-Marie et Pau.
Les travaux se sont concentrés sur quatre grands domaines : le tourisme et la culture, le cadre de vie et l’emploi, la mobilité durable, ainsi que l’économie et le transport de marchandises. L’objectif est de renforcer la coopération transfrontalière et d’avancer sur des projets qui pourraient bénéficier de la future liaison ferroviaire entre l’Aragon et la Nouvelle-Aquitaine.
PROCHAINE ÉTAPE : L’ENQUÊTE D’UTILITÉ PUBLIQUE
La délégation aragonaise était également composée de la directrice générale de la Fondation transpyrénéenne, Cristina García, et du directeur général d’Aragón Plataforma Logística, Pedro Sas. Cette journée constitue l’une des dernières étapes avant l’enquête d’utilité publique, prévue début 2027. « L’Aragon fait sa part et continuera à la faire. Nous avons désormais besoin que la France transforme ses engagements en investissements et en travaux », a conclu Sánchez.