Aragon

Apudepa demande à la mairie d’Escucha de protéger sa centrale thermique pour sa valeur industrielle

L’Association d’action publique pour la défense du patrimoine aragonais (Apudepa) a demandé à la mairie d’Escucha de protéger sa centrale thermique, comme le prévoit le Plan général simplifié d’urbanisme.
Apudepa demande à la mairie d’Escucha de protéger sa centrale thermique pour sa valeur industrielle

Apudepa souligne que ce document établit pour cet immeuble un régime spécifique d’intervention et prévoit expressément des travaux de démolition, en faisant référence aux conditions d’une « convention ou d’un engagement de vente ».

Au vu des informations faisant état d’une possible autorisation de démantèlement ou de démolition de la centrale, l’association estime nécessaire de connaître précisément le contenu du dossier administratif. Elle souhaite notamment savoir quel est le fondement urbanistique qui permettrait une intervention de cette nature sur un immeuble expressément protégé par la réglementation municipale.

Apudepa considère cette vérification comme particulièrement importante, car la démolition d’un bien inscrit au catalogue constituerait une intervention potentiellement irréversible. Elle demande donc que, tant que la portée et la légalité des actions prévues ne sont pas établies, les mesures nécessaires soient prises afin d’éviter des dommages irréparables aux éléments protégés.

UN PATRIMOINE INDUSTRIEL SINGULIER

La documentation du PGOU elle-même reconnaît l’intérêt architectural de la centrale thermique et décrit un ensemble industriel composé du bâtiment principal, du convoyeur, de la cheminée, du parc de transformation électrique, des immeubles de bureaux et des anciennes baraques liées à la construction de l’installation.

Pour APUDEPA, la centrale thermique constitue également un élément important de la mémoire industrielle et minière des bassins miniers de la province de Teruel. Elle fait partie d’un paysage industriel dont la conservation mérite d’être évaluée avant toute décision irréversible.

Enfin, l’association a regretté que le gouvernement d’Aragon n’ait pas ouvert de procédure pour classer la centrale thermique d’Escucha comme bien d’intérêt culturel, passant expressément outre l’avis de la Commission provinciale du patrimoine.