L’agression n’a pas été le seul épisode préoccupant. Dans la nuit de samedi, des actes de vandalisme ont également été commis contre les portes et les valideurs du tramway. En outre, plusieurs usagers ont actionné la poignée d’urgence à l’intérieur de l’une des rames, ce qui a provoqué des arrêts brusques, des moments de panique et la descente de passagers à un endroit qui n’était pas aménagé comme un arrêt. La situation a nécessité l’intervention de l’Unité d’intervention policière (UIP) à l’arrêt Los Olvidados afin d’évacuer les personnes impliquées et de permettre au tramway de rejoindre le dépôt.
ILS RÉCLAMENT UN RÉEXAMEN DES MESURES DE SÉCURITÉ
Le comité estime que ces épisodes ne sont pas isolés et ne se limitent pas aux fêtes, mais que les agressions et les situations à risque se produisent également le reste de l’année. Il rappelle d’ailleurs qu’il y a environ un mois, un membre du personnel d’exploitation a subi une autre agression. Il réclame donc un réexamen des mesures de sécurité ainsi qu’une évaluation des carences existantes afin d’adopter des solutions concrètes pour protéger les travailleurs comme les usagers du service.
Cette dénonciation intervient à l’approche de la grève prévue lundi 19 octobre et de la réunion de médiation avec l’entreprise programmée jeudi auprès du Service aragonais de médiation et d’arbitrage (SAMA). Le comité assure qu’il s’y rendra avec une volonté de dialogue, mais maintient son exigence de conditions de travail dignes et sûres. « La sécurité du personnel n’est pas négociable », avertit la représentation des travailleurs, qui demande d’agir avant que de nouveaux incidents ne se produisent.