Le service combinera des techniques de fauconnerie avec l’élimination manuelle des éventuels nids. L’action principale consistera en des vols dissuasifs de rapaces spécialisés, avec un minimum de 70 sessions annuelles et un maximum de 100, d’au moins 45 minutes chacune. La périodicité devra garantir l’absence de longues périodes d’inactivité, avec au moins un vol par semaine, et les sessions seront réparties sur différents jours et créneaux horaires afin d’éviter que les pigeons s’habituent à la présence des rapaces.
En outre, le calendrier des vols sera défini en concertation avec le service de la Culture et pourra inclure des campagnes intensives à certains moments de l’année, notamment lors des passages de pigeons ramiers. Le contrat prévoit également au moins cinq sessions annuelles de nuit ou à proximité de la période de repos des oiseaux, afin d’accroître l’effet dissuasif et de compliquer l’installation des populations.
OBJECTIF : EMPÊCHER LA NIDIFICATION
La fauconnerie sera renforcée par des inspections visuelles bimestrielles des installations afin de repérer les nids, aussi bien dans leurs premières phases que lorsqu’ils sont déjà complètement formés. Ces contrôles accorderont une attention particulière aux périodes d’accouplement et de reproduction, notamment entre mars et septembre ainsi qu’au mois de novembre, afin de détecter également les comportements pouvant annoncer de nouvelles nidifications.
Lorsqu’un nid sera découvert, l’entreprise adjudicataire devra procéder à son élimination en empruntant les accès prévus dans le musée et en utilisant, lorsque des travaux en hauteur seront nécessaires, des équipements homologués de protection individuelle antichute. L’objectif sera d’empêcher l’installation temporaire ou permanente des oiseaux dans l’enceinte et de protéger les vestiges archéologiques ainsi que les installations muséales.
Le contrat exige que les travaux soient réalisés par du personnel qualifié et ayant reçu une formation spécifique en fauconnerie. Au minimum, un fauconnier disposant des habilitations exigées par la réglementation devra participer, notamment l’autorisation de l’Inaga pour la détention de rapaces ainsi qu’un permis de chasse ou équivalent. Les rapaces devront être inscrits au Registre des rapaces d’Aragon, disposer du certificat sanitaire correspondant et le service devra détenir la certification européenne CEPA relative aux systèmes de gestion de la lutte contre les nuisibles.