Le principal problème relevé dans le diagnostic est le vieillissement de la masse forestière et sa faible capacité de régénération naturelle. La forte concurrence pour l’eau et la lumière, les sécheresses prolongées, les vagues de chaleur, les vents violents et les ravageurs menacent la conservation de la pinède. Des problèmes d’érosion et de compactage des sols ont également été identifiés, ainsi que les effets que peut provoquer la fréquentation du public lorsqu’il sort des itinéraires établis.
La conseillère à l’Environnement et à la Mobilité, Tatiana Gaudes, a indiqué que la priorité serait de restaurer les arbres perdus grâce à des élagages, au retrait des arbres morts ou détériorés et à de nouvelles plantations. La mairie de Saragosse espère commencer à mettre en œuvre ces actions en 2027, une fois que le conseil d’arrondissement aura examiné le document et présenté ses propositions.
PLANTATIONS, LUTTE CONTRE LES RAVAGEURS ET AMÉLIORATION DES CHEMINS
Le plan fixe cinq grands axes de travail. Outre la gestion forestière durable, il prévoit d’organiser les accès et les déplacements dans la forêt, de protéger la biodiversité, d’améliorer la gestion de l’eau et de renforcer la connexion de cet espace avec les autres parcs et espaces verts de la ville. Pour cela, des reboisements avec des espèces autochtones, arborées et arbustives, seront menés, ainsi que des coupes sélectives et des élagages de sécurité.
Un suivi de l’état sanitaire des arbres sera également réalisé, avec une attention particulière portée aux ravageurs tels que le coléoptère perforateur Tomicus destruens et la processionnaire du pin. La planification prévoit en outre l’installation de refuges pour la faune, la lutte contre les espèces invasives et des travaux de bio-ingénierie visant à réduire l’érosion et à protéger les sols. En parallèle, les chemins et sentiers seront aménagés et les accès, la signalisation et les équipements destinés aux visiteurs seront améliorés.
Le diagnostic indique que la surface forestière du Monte de Torrero atteint 317,89 hectares, dont 305,36 sont boisés et principalement composés de pin d’Alep. Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées dans cet environnement, ainsi que des amphibiens, des reptiles et de petits mammifères. Le plan fera l’objet d’un suivi et d’une révision annuels afin d’adapter les interventions à l’évolution de la forêt et de son état sanitaire. Une partie des travaux sera intégrée au contrat municipal d’entretien des forêts et des berges, même si la municipalité reconnaît qu’il sera nécessaire de le compléter par de nouveaux investissements.