Le syndicat estime que les avancées sont suffisantes pour conclure la négociation de la convention collective du nettoyage des rues, de la collecte des déchets et des points propres, qui concerne près de 1 500 travailleurs. Il affirme que la table des négociations est divisée à parts égales : l’UGT, l’USO, la CSIF et le syndicat Indépendant forment un bloc face à la CGT et aux CCOO, sans qu’aucun ne dispose de la majorité nécessaire pour signer seul. Parmi les mesures discutées figurent des augmentations salariales, le passage à temps plein de 50 travailleurs, des améliorations de certaines primes et de nouvelles mesures destinées à favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
De son côté, FCC Medio Ambiente défend une proposition prévoyant une hausse salariale de 11 % sur trois ans pour une durée de travail pouvant atteindre 34 heures hebdomadaires. L’entreprise demande que les canaux de dialogue restent ouverts et critique les mobilisations organisées en dehors de la table des négociations, estimant qu’elles compliquent la recherche d’un accord. La société distingue également les syndicats qui, selon elle, participent de manière constructive aux négociations de ceux dont l’action serait davantage orientée vers la confrontation.
LA CGT ET LES CCOO PRÉPARENT DE NOUVELLES MOBILISATIONS
La réponse de l’UGT intervient alors que la CGT et les CCOO maintiennent leurs revendications et n’excluent pas de convoquer à nouveau une grève en novembre en l’absence d’accord. Les deux syndicats ont annulé les arrêts de travail prévus pendant les fêtes du Pilar, mais ils affirment que le conflit reste ouvert et ont annoncé qu’ils poursuivraient les rassemblements du jeudi sur la plaza de España, de 17 h 30 à 19 h 30. L’objectif est de préparer un nouveau calendrier de mobilisations qui pourrait coïncider avec la campagne électorale.
Les divergences apparaissent également dans le diagnostic de la négociation. Alors que l’UGT estime que la prolongation du conflit malgré les avancées ne fait que créer de l’incertitude pour le personnel et pour un service essentiel à Saragosse, la CGT et les CCOO dénoncent des discussions qui durent depuis deux ans sans résultats satisfaisants. Parmi leurs principales revendications figurent le maintien du pouvoir d’achat, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ainsi que la fin de la précarité des travailleurs du week-end.
La polémique s’étend également aux manifestations organisées ces dernières semaines. FCC a affirmé que les 70 participants à certaines actions n’appartenaient pas au personnel concerné et a défendu la représentativité des organisations présentes à la table des négociations.