Zaragoza

La grève du nettoyage débute à Saragosse : 29 % de participation et des « sabotages » avec des pneus crevés

La grève du nettoyage des rues de Saragosse a débuté ce mercredi avec une participation que la mairie évalue à 29 % pour les équipes du matin et de nuit, tandis que le mouvement n’aurait été suivi que par environ 8 % du personnel lors du service nocturne. La journée a également commencé par des incidents sur plusieurs camions de collecte, qualifiés de « sabotages » par des sources municipales, notamment des pneus crevés. Une fois les véhicules réparés, les équipes ont toutefois pu sortir pour assurer le service.
La grève du nettoyage débute à Saragosse : 29 % de participation et des « sabotages » avec des pneus crevés

La grève concerne le nettoyage des rues, la collecte des déchets et les déchèteries gérées par FCC Medio Ambiente. Elle se déroule avec un service minimum de 40,5 % décrété par la mairie de Saragosse. Les syndicats jugent ce pourcentage excessif et dénoncent une limitation de l’impact de la mobilisation dans les rues, une critique qui a accru la tension entre les représentants des travailleurs et le gouvernement municipal.

La protestation coïncide en outre avec la séance plénière municipale de ce mercredi, au cours de laquelle les représentants du personnel doivent intervenir, après un rassemblement organisé ce matin sur la plaza de España, tandis que le conflit social entre les travailleurs et FCC reste dans l’impasse.

UNE NÉGOCIATION TOUJOURS DANS L’IMPASSE

La négociation de la nouvelle convention collective reste éloignée d’un accord. Les syndicats jugent insuffisante la proposition économique de l’entreprise, qu’ils évaluent à une hausse salariale de 7,5 % sur trois ans, tandis que FCC affirme que son offre atteint 9,4 % entre 2025 et 2027 en additionnant tous les éléments. Le personnel réclame également des avancées en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie privée, d’égalité et de promotion interne, ainsi qu’une réduction du recours aux contrats à temps partiel.

Parallèlement, la CGT et les Commissions ouvrières (CCOO) ont vivement critiqué la conseillère à l’Environnement, Tatiana Gaudes, à qui elles reprochent le décret sur le service minimum et qu’elles accusent de favoriser les intérêts du concessionnaire. Le gouvernement municipal défend pour sa part la nécessité de garantir les services essentiels pendant la grève et a fixé un service minimum que les représentants des travailleurs qualifient d’« abusif et disproportionné ».

La grève se poursuivra avec les arrêts de travail prévus, et les syndicats maintiennent la possibilité de rendre la protestation illimitée à partir du 7 octobre prochain, date qui coïncide avec le début des Fêtes du Pilar, si aucun accord n’est trouvé auparavant entre l’entreprise et le personnel.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.