Les représentants des travailleurs avaient proposé un accord partiel afin de débloquer certaines des questions les plus urgentes et de maintenir ouverte la négociation du reste de la convention, avec au moins deux réunions hebdomadaires pendant ces deux semaines. La proposition prévoyait des journées de travail de sept à huit heures et un maximum de 215 jours travaillés par an. Elle comprenait également une réglementation spécifique pour les services en horaires fractionnés, qui commenceraient entre 6 heures et 8 heures, avec une indemnité de 15 euros et une prime exceptionnelle en guise de compensation.
La « négative » de la direction, assurent les syndicats, prolonge le conflit social et met fin à la possibilité de reporter les mobilisations. Le comité estime que l’alternative proposée par l’entreprise, qui maintient des services pouvant durer jusqu’à huit heures et demie, ne résout ni le problème des journées prolongées ni les inquiétudes du personnel concernant la fatigue et la sécurité. Les représentants des travailleurs assurent que leur proposition visait à éviter les désagréments pour les usagers et à faciliter un accord, sans renoncer au reste de leurs revendications.
LES ARRÊTS DE TRAVAIL COMMENCERONT AUX HEURES DE POINTE
La grève débutera lundi par un arrêt de travail de deux heures, entre 6 h 45 et 8 h 45, en pleine heure de pointe matinale. Le calendrier approuvé à l’unanimité par le comité prévoit 21 arrêts de travail partiels répartis sur 19 journées jusqu’au 30 novembre. Les mobilisations se dérouleront sur trois créneaux horaires : de 6 h 45 à 8 h 45, de 13 heures à 15 heures et de 16 h 45 à 18 h 45, avec des arrêts dans les trois créneaux le dernier jour.
La protestation concerne les services de conduite, d’accueil des clients, d’inspection et le poste central de contrôle. Elle intervient après des mois de négociations sans accord sur les conditions de travail de la troisième convention collective. Lors des réunions organisées cette semaine, l’entreprise avait proposé que les services les plus longs soient assurés par du personnel volontaire ou, à défaut, par les travailleurs les plus jeunes, une alternative jugée insuffisante par les représentants syndicaux.
Malgré le début des mobilisations, le comité reste disposé à négocier les points en suspens afin de parvenir à un accord. Le personnel reconnaît que les arrêts de travail peuvent causer des désagréments aux usagers, mais défend la grève comme un moyen de réclamer des améliorations des conditions de travail.