Sa préoccupation ne concerne pas uniquement le bruit. Elle observe également attentivement ce qui arrive aux commerces du quartier, qui doivent faire face à des travaux appelés à durer plusieurs mois. "Les pauvres magasins", commente-t-elle après avoir parlé avec l’une des boulangères du secteur, qui lui a déjà reconnu qu’elle en ressentait les conséquences. C’est pourquoi Angelines connaît avec intérêt la campagne spéciale de Volveremos que la mairie de Saragosse a préparée pour les commerces situés dans les rues concernées.
UNE RUE QUI, SELON ELLE, AVAIT BESOIN D’ÊTRE RÉNOVÉE
Malgré les désagréments, Angelines estime que Doctor Iranzo avait besoin d’une intervention. L’un des problèmes dont elle se souvient concerne les grilles d’évacuation, qui "sont généralement toujours remplies de feuilles" et provoquent, lorsqu’il pleut, des inondations dans la rue, rendant la circulation difficile. Elle espère également constater l’élargissement des trottoirs : "on circulera plus facilement sur le trottoir", souligne-t-elle.
L’autre aspect de la rénovation concerne la circulation et, surtout, le stationnement. Cette habitante reconnaît que c’est l’un des changements auxquels les riverains ont le plus dû s’adapter. Elle et son mari possèdent un garage dans une autre rue, mais l’accès est également devenu compliqué : "il faut entrer à l’envers, par la rue où c’est interdit, sortir par ici et ainsi de suite".
"Ce sont six mois", dit-elle d’abord, avant de revoir rapidement ses prévisions et d’admettre que les nuisances pourraient durer plus longtemps. La question est de savoir si, une fois les travaux terminés, cela en aura valu la peine. Angelines répond avec la prudence de quelqu’un qui vit encore au milieu des barrières, du bruit et des déviations : "C’est ce qui est prévu". Pour le moment, il faut attendre que les engins laissent place à cette rue avec davantage d’arbres, des bancs et des trottoirs plus larges, qu’elle imagine depuis sa fenêtre.