La mobilisation a réuni les organisations syndicales de l’enseignement public, qui réclament des changements dans le fonctionnement de l’Inspection de l’éducation de Huesca. Le syndicat ANPE Aragón remercie Zaragoza pour son soutien et rappelle que les revendications concernent des questions « qui doivent être communes à l’ensemble du corps enseignant aragonais », comme la sécurité juridique, l’application de critères homogènes et la proportionnalité des mesures administratives.
CE QUE RÉCLAMENT LES ENSEIGNANTS AVANT LA GRÈVE DU 14 OCTOBRE
Le syndicat estime nécessaire que l’Inspection de l’éducation associe ses fonctions de supervision et de contrôle à l’accompagnement et au conseil auprès des établissements. À ce titre, il demande que ces missions soient exercées avec "mesure, impartialité et sans acharnement dans le contrôle, sous la forme de demandes permanentes assorties de pressions disciplinaires". ANPE insiste sur le fait que le conflit a dépassé le cadre provincial et nécessite une réponse du ministère régional de l’Éducation.
Parmi les principales revendications figurent l’application de critères communs pour l’action de l’Inspection de l’éducation à Zaragoza, Huesca et Teruel, un examen externe des sanctions et des mesures disciplinaires contestées, ainsi que le remplacement du chef de l’Inspection de Huesca. Avec cette dernière mesure, les syndicats cherchent à ouvrir une nouvelle étape de dialogue et à rétablir la confiance entre les professionnels et l’administration.
Après deux années sans parvenir à une solution jugée suffisante, ANPE Aragón désigne directement le ministère régional de l’Éducation comme responsable de « prendre les décisions nécessaires pour débloquer le conflit ». Toutefois, l’organisation insiste sur le fait que "l’objectif n’est pas d’alimenter l’affrontement, mais de rendre possible une solution permettant de rétablir la confiance professionnelle et institutionnelle dans la province de Huesca". Elle défend donc le maintien de l’unité syndicale pendant les négociations.