L’étude a été élaborée à partir des réponses de 2.849 élèves âgés de 10 à 20 ans, issus de 22 établissements scolaires d’Aragon, et met en évidence des différences entre les garçons et les filles. L’usage problématique concerne 14,6 % des garçons, contre 3,1 % des filles.
L’EXPOSITION NUMÉRIQUE COMMENCE DE PLUS EN PLUS TÔT
Le rapport situe à 11,4 ans l’âge moyen auquel les mineurs reçoivent leur premier téléphone portable. 47,7 % des élèves de 5e et 6e années de primaire en possèdent déjà un, un chiffre qui atteint 93,8 % en première année de l’ESO.
Les responsables de l’étude avertissent que l’exposition précoce à l’environnement numérique peut favoriser des usages problématiques et nuire au bien-être des enfants et des adolescents. Le document appelle à une plus grande implication des familles, des établissements scolaires, des institutions et des entreprises technologiques.
Dans les foyers, 54,7 % des parents parlent régulièrement avec leurs enfants des risques liés à internet, tandis que 49 % fixent des limites concernant le temps d’utilisation du téléphone portable, d’internet ou des réseaux sociaux.
L’UNICEF DEMANDE UNE PLUS GRANDE PROTECTION DES MINEURS
L’UNICEF Espagne et les organisations partenaires proposent de renforcer l’éducation numérique, d’améliorer la protection des mineurs contre les contenus préjudiciables et d’exiger une plus grande responsabilité de la part des plateformes technologiques.
Dans ce contexte, l’UNICEF Espagne a lancé la campagne 'Algorithme sûr maintenant', qui réclame des systèmes de vérification de l’âge ainsi que des algorithmes plus transparents et plus sûrs afin de réduire l’exposition des enfants et des adolescents à des contenus susceptibles de nuire à leur santé physique ou mentale.