La famille a ainsi vécu l’un des moments les plus particuliers de la traditionnelle fête du Materno Infantil, qui chaque année fait entrer les Fêtes du Pilar dans la vie des enfants contraints de rester hospitalisés. Géants à grosse tête, footballeurs, basketteurs, pilotes de F-18, militaires et pompiers ont parcouru les installations pour partager un moment avec les jeunes patients et rendre plus supportables des journées qui ne sont pas toujours faciles.
Luciano n’a pas hésité à montrer le cadeau qu’il venait de recevoir. "Un livre pour apprendre des choses sur les pompiers", expliquait-il, tout en confirmant qu’on lui avait également laissé un cachirulo pour célébrer les fêtes. Sa mère, Isamar, a particulièrement remercié les professionnels pour ce geste, qui a permis de rompre pendant quelques instants la routine de l’hôpital. "C’est inattendu et très agréable. Dans un moment aussi difficile, c’est très beau qu’on apporte quelque chose d’aussi récréatif aux enfants", a-t-elle assuré.
La joie s’est également reflétée chez Breishka, une autre des petites filles hospitalisées qui a pu profiter de cette journée. Elle est à l’hôpital depuis deux jours et espère bientôt rentrer chez elle. "Peut-être qu’on me laissera sortir aujourd’hui ou demain", racontait-elle avec le sourire. La fillette a apprécié la célébration et l’accueil qui lui a été réservé pendant son séjour. "On m’a très bien traitée", a-t-elle souligné.
"ICI, LES HÉROS, CE SONT LES ENFANTS"
Derrière chaque visite, il y a aussi des professionnels qui participent à cette initiative depuis des années. C’est le cas du commandant Juan Silva Blázquez, de l’Ala 31 de la base aérienne de Saragosse, qui a souligné l’importance d’offrir aux enfants un moment de divertissement pendant leur hospitalisation. "C’est un honneur qu’ils continuent à faire appel à nous année après année. Nous participons pratiquement depuis le début de ces journées", a-t-il expliqué.
Les militaires sont venus les bras chargés de casques, gilets, écussons et autres équipements afin que les enfants puissent découvrir leur travail de près. Selon Silva Blázquez, l’objectif est que la visite se transforme en jeu et leur permette d’oublier un moment leur situation. "Les journées à l’hôpital sont très longues et cela fait du bien de changer un peu de routine", a-t-il reconnu.
Bien que de nombreux enfants considèrent les militaires et les pompiers comme de véritables héros, le commandant sait parfaitement qui mérite réellement cette reconnaissance. "Ici, les héros, ce sont les enfants, c’est plus clair que l’eau. Endurer ce qu’ils endurent alors qu’ils sont si petits... Ils sont très forts, infiniment plus forts que les adultes. Ce sont de vrais héros, vraiment", a-t-il affirmé.
Une réflexion que partage Víctor Granado, technicien des urgences médicales du corps des pompiers de Saragosse, qui a également participé à la fête. Les pompiers ont apporté des cachirulos, des contes, des bandes dessinées et quelques friandises, tout en permettant aux enfants d’essayer leurs casques. "Pouvoir apporter un peu de joie et d’enthousiasme à des enfants qui traversent un moment difficile et réussir à leur arracher un sourire est l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse offrir", a-t-il assuré.
UNE VISITE QUI ÉMEUT AUSSI LES SPORTIFS
Parmi ceux qui n’ont pas non plus voulu manquer le rendez-vous figurait Javier Justiz Ferrer, ancien joueur du Casademont Zaragoza, qui reste lié au club en tant qu’ambassadeur. Pour lui, participer à ces activités revêt une signification particulière, tant en raison de l’enthousiasme qu’elles suscitent chez les enfants que de sa propre expérience familiale. "Je viens d’un pays où ce type de travail ne se fait pas, c’est très coûteux pour la famille", a raconté l’ancien basketteur.
Justiz a expliqué qu’il comptait continuer à participer pendant de nombreuses années. "Venir ici et faire sourire les enfants est une satisfaction pour moi", a-t-il reconnu. Sa taille éveille également souvent la curiosité des plus petits, ce dont il profite pour plaisanter et discuter avec eux pendant les visites.
L’ancien joueur s’est mis à la place des patients et s’est souvenu de la joie qu’il aurait ressentie s’il avait reçu une visite similaire pendant son enfance. "Moi aussi, j’ai été enfant et j’aurais aimé que, le jour où je devrais être hospitalisé, un joueur, les pompiers ou ceux de l’UME viennent me voir", a-t-il déclaré.