Société

Plus d’une trentaine d’écoles et de lycées d’Aragon suspendent leurs activités extrascolaires

Plus d’une trentaine d’établissements scolaires d’Aragon ont déjà suspendu leurs activités extrascolaires, faute d’une réglementation garantissant la sécurité juridique de leur organisation. La situation est devenue l’une des principales préoccupations des enseignants aragonais, et les syndicats réclament une solution permettant de reprendre ces activités avec des garanties pour les établissements, les enseignants et les élèves.
Plus d’une trentaine d’écoles et de lycées d’Aragon suspendent leurs activités extrascolaires

Ainsi l’ont annoncé la CSIF, la CGT, les CCOO, la STEA, l’UGT et l’ANPE après avoir mené une enquête auprès de près de 2 000 enseignants de la région afin de connaître leurs principales préoccupations et leur disposition à participer à de nouvelles mobilisations. Parmi les questions qui affectent directement le fonctionnement des établissements figure précisément la négociation sur les activités extrascolaires.

Selon les organisations syndicales, la situation actuelle provoque des difficultés dans les écoles et les lycées au moment d’organiser ce type d’activités. Une situation qui a déjà conduit plus de 30 établissements à les suspendre, même si les syndicats n’ont pas précisé lesquels sont concernés ni quelles activités ont concrètement cessé d’être organisées.

La polémique intervient en outre au cours d’une année scolaire durant laquelle les établissements publics ont adopté de nouvelles instructions transitoires pour les excursions, les voyages et les activités organisées en dehors de l’enceinte scolaire. Elles établissent notamment un minimum de deux enseignants responsables pour chaque activité, fixent des ratios indicatifs d’accompagnement selon le niveau scolaire et encadrent des aspects tels que le repos des enseignants, les voyages avec nuitée ou les activités à risque. Ces instructions resteront en vigueur jusqu’à ce que l’Aragon adopte une réglementation spécifique définitive.

PRÉOCCUPATIONS DES ENSEIGNANTS

Les organisations estiment nécessaire de traiter cette question au plus vite et de parvenir à une solution permettant de garantir le déroulement des activités extrascolaires en toute sécurité, tant pour les établissements eux-mêmes que pour les enseignants et les élèves.

Le problème des activités extrascolaires s’ajoute à d’autres revendications que les enseignants ont placées parmi leurs principales priorités. Elles comprennent le rejet du financement sous contrat ou de la privatisation des niveaux d’enseignement non obligatoires, l’amélioration des conditions salariales, l’augmentation du nombre d’enseignants afin de répondre aux besoins des établissements et la réduction du nombre d’élèves par classe.

Ces revendications seront également au cœur des nouvelles mobilisations convoquées à partir d’octobre. Les syndicats relanceront les « Mercredis verts », avec des rassemblements chaque mercredi à partir du 7 octobre devant les établissements scolaires, pendant les récréations et aux horaires d’entrée. Ils n’excluent pas non plus de promouvoir des actions plus fermes au cours du deuxième trimestre de l’année scolaire si aucun progrès n’est enregistré dans les négociations.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.