Parmi les principales revendications, l’assemblée pointe des effectifs « élevés » qui, selon elle, « aggravent » le processus d’enseignement et d’apprentissage et empêchent de prendre en compte la diversité « comme il se doit ». Elle dénonce également les « absences constantes » d’enseignants et de personnels non enseignants, en raison du remplacement « tardif » des postes vacants : « Cela retombe sur les collègues et les équipes de direction ». Elle réitère par ailleurs le manque d’auxiliaires, de soutien, de classes d’accueil et de cours d’espagnol.
La nécessité d’investir dans la climatisation constitue un autre point défendu par la communauté éducative. « Face aux effets toujours plus nocifs du changement climatique, l’atmosphère devient insupportable dans davantage d’espaces de l’établissement et pendant un nombre croissant de semaines », soulignent-ils.
INQUIÉTUDE CONCERNANT LES ACTIVITÉS EXTRASCOLAIRES ET LA MISE SOUS CONTRAT DU LYCÉE
L’assemblée de l’établissement dénonce le fait que l’Administration se soit « limitée » à « imposer des démarches et des protocoles » face aux problèmes liés aux activités extrascolaires, au lieu d’apporter des « solutions ». Les enseignants considèrent ces sorties comme « nécessaires » et dotées d’une « grande valeur pédagogique », en plus de constituer une caractéristique distinctive de l’établissement.
Enfin, l’assemblée rejette la possibilité de confier l’enseignement non obligatoire à des entreprises privées sous contrat et dénonce une formule qui reviendrait à « accentuer une privatisation détournant des millions d’euros d’argent public vers l’enseignement privé sous contrat ». Le collectif estime que, dans le même temps, les établissements publics se dégradent faute de financement et affirme que le rassemblement vise à montrer sa volonté de continuer à s’organiser pour défendre un enseignement public de qualité.