Le financement a été fixé à 81 000 euros par an pour proposer des formations spécialisées, des conseils techniques, un soutien à l’accès aux fonds européens et des campagnes de sensibilisation. Il est également prévu d’élaborer un rapport sur le secteur de la coopération en Aragon afin de faire connaître l’activité des organisations et de renforcer la transparence. Avec cette convention, les deux entités assurent la continuité de leur collaboration, engagée il y a quatre ans.
UN GOUVERNEMENT QUI A LAISSÉ LA COOPÉRATION DE CÔTÉ
La députée chargée de la Coopération et de la Solidarité internationale, Nerea Marín, a défendu le soutien de l’institution provinciale face à une situation qu’elle a qualifiée de préoccupante. "La coopération ne tient qu’à un fil", a-t-elle déclaré, avant de critiquer les coupes budgétaires du gouvernement d’Aragon. Marín a insisté sur la nécessité d’intégrer la coopération au développement dans les politiques publiques et a défendu son importance tant pour les populations bénéficiaires que pour les communes de la province de Saragosse.
Cet engagement s’est également concrétisé par l’appel à projets d’aide à la coopération internationale pour 2026, doté de 2 854 000 euros, soit 15 % de plus que l’année précédente. La députée a par ailleurs rappelé le travail mené avec l’université et la FAS dans le domaine de l’éducation au développement. Elle a également défendu la nécessité de soutenir les personnes qui coordonnent, forment et accompagnent les organisations, au-delà du financement de projets concrets.
« LA COOPÉRATION NE PREND LA PLACE DE PERSONNE »
La présidente de la FAS, Isabel Funes, a averti que les ressources consacrées à la coopération en Aragon étaient tombées à leur niveau le plus bas des 25 dernières années. Face à cette situation, elle a défendu l’éducation au développement comme un outil de promotion de la justice sociale et de la solidarité. "La coopération ne prend la place de personne, bien au contraire, elle nous rassemble et nous rend plus forts", a-t-elle affirmé. Elle a également expliqué que la convention avait permis de renforcer le travail commun et de faire connaître aux citoyens l’action des ONG.
Funes a également souligné le rôle des petites communes et leur contribution à une coopération de proximité, liée aux collectivités locales. Parmi les actions prévues par la convention figurent des activités destinées à expliquer ce travail et à renforcer le dialogue de la fédération avec les administrations publiques. Sa présidente a mis en avant l’engagement des bénévoles et remercié la DPZ pour son soutien : "En cette période de nuages, une petite lumière s’ouvre à la Députation provinciale".