Selon les familles, au début de l’année scolaire, le département de l’Éducation avait affecté un kinésithérapeute à l’établissement, mais celui-ci a ensuite été muté dans un autre centre dans le cadre d’une réorganisation du service. Bien qu’un nouveau poste ait déjà été créé pour le Cesáreo Alierta, son recrutement reste en attente et, tant que la procédure n’est pas achevée, les élèves concernés ne reçoivent toujours pas l’accompagnement prévu.
Les familles estiment que « le retard administratif ne peut pas justifier » que les enfants restent pendant des mois sans une ressource qu’elles considèrent nécessaire à leur développement et à leur inclusion scolaire. Elles ont donc déposé une réclamation collective auprès du Service provincial de l’Éducation de Saragosse afin de demander « une couverture provisoire immédiate », sans attendre la fin du recrutement pour le nouveau poste.
Le Cesáreo Alierta compte trois classes d’Éducation de base obligatoire (EBO), des espaces spécifiques d’éducation spécialisée intégrés au sein d’un établissement ordinaire et destinés aux élèves ayant besoin d’un accompagnement plus intensif et spécialisé. Selon les familles, il s’agit du seul établissement scolaire de Saragosse doté de cette configuration.
Plusieurs élèves scolarisés dans ces classes ont besoin de kinésithérapie scolaire pour travailler sur des aspects liés au développement moteur, à la mobilité, à l’autonomie personnelle et à leur participation à la vie quotidienne de l’établissement. C’est pourquoi les familles insistent sur le fait que l’absence du professionnel ne constitue pas uniquement une question d’organisation, mais entraîne la perte temporaire d’un accompagnement direct pour ces enfants.
Leur revendication, assurent-elles, consiste à trouver une solution pendant que le poste est définitivement pourvu. « Que l’inclusion scolaire ne reste pas lettre morte », réclament-elles, et elles demandent que celle-ci se traduise par des ressources concrètes pour les enfants qui en ont besoin.