Société

L’Éducation défend l’indépendance de l’Inspection face à la grève des enseignants à Huesca

Le gouvernement d’Aragon a répondu aux critiques des syndicats de l’éducation avant la grève des enseignants prévue ce mercredi 14 octobre à Huesca. Le département de l’Éducation, des Sciences et des Universités a réaffirmé son engagement en faveur de l’indépendance de l’Inspection éducative et défendu le fait que garantir son autonomie face à d’éventuelles pressions ou ingérences constitue « la première garantie de l’équité » du système et de la protection des enseignants.
L’Éducation défend l’indépendance de l’Inspection face à la grève des enseignants à Huesca

L’Éducation a assuré qu’elle respectait le droit de grève et a rappelé que les services minimums avaient déjà été établis afin de garantir la prise en charge des élèves. Elle a également insisté sur le fait que l’exécutif régional « veille et veillera toujours au strict respect de l’indépendance des corps d’inspection » et souligné que tous les agents publics, y compris les responsables de l’Inspection éducative, doivent agir selon des critères « d’objectivité, d’autonomie et de respect » des droits de tous les Aragonais.

L’un des principaux points de désaccord entre le gouvernement aragonais et les syndicats concerne les procédures disciplinaires engagées contre des enseignants. À ce sujet, l’Éducation a assuré qu’« il n’est pas vrai qu’il existe sept dossiers liés à l’IES Ramón y Cajal de Huesca ».

UNE PROCÉDURE ENGAGÉE POUR « PROTÉGER LES DROITS D’UN MINEUR »

Le département a précisé qu’un seul dossier non résolu et deux avertissements étaient recensés, dont un seul s’est soldé par une sanction pour faute légère. Il a également indiqué que ces procédures concernent 0,41 % du corps enseignant de Huesca, selon le rapport de l’Inspection éducative correspondant à l’année scolaire 2025-2026.

L’Éducation a également rejeté l’idée que la procédure disciplinaire évoquée par les syndicats et l’opposition constitue une « attaque contre la liberté syndicale ». Selon sa version, la procédure a été engagée parce qu’un agent aurait commis une « violation présumée de l’une de ses obligations fondamentales : la protection des droits d’un mineur ».

Dans tous les cas, l’Éducation a précisé que la procédure est suspendue jusqu’à ce que l’Inspection générale des services achève l’enquête demandée par les syndicats il y a deux semaines. Elle a également défendu les garanties offertes par ces procédures et rappelé que des sanctions avaient été annulées d’office lorsque des vices de forme avaient été constatés.

Enfin, le gouvernement d’Aragon a défendu l’idée que les revendications concernant la réduction de la bureaucratie, l’unification des critères entre Huesca, Saragosse et Teruel ainsi que la clarification des programmations LOMLOE doivent être traitées au niveau régional. Il a donc assuré maintenir ouvertes les voies de dialogue au sein de la Commission sectorielle de l’Éducation et travailler à une proposition d’engagements concrets pour améliorer l’accompagnement pédagogique dans les classes.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.