Société

Des hôtels aux zones sinistrées : Saragosse inaugure un centre pionnier pour entraîner des robots humanoïdes

Travailler à la réception d’un hôtel, servir des verres de vin ou participer au sauvetage de personnes lors d’une catastrophe naturelle : voici quelques-unes des tâches que pourront accomplir les robots présents depuis lundi au Centre espagnol d’entraînement à la robotique humanoïde (CERH), pionnier en Europe et installé à Saragosse par le Grupo UB.
Des hôtels aux zones sinistrées : Saragosse inaugure un centre pionnier pour entraîner des robots humanoïdes

Travailler à la réception d’un hôtel, servir des verres de vin ou même participer au sauvetage de personnes lors d’une catastrophe naturelle. Voici quelques-unes des tâches que pourront accomplir les robots présents depuis lundi au Centre espagnol d’entraînement à la robotique humanoïde (CERH), pionnier en Europe et installé à Saragosse par le Grupo UB.

L’entreprise a inauguré ses installations ce lundi. Une vingtaine de robots y sont déjà entraînés et un protocole de collaboration a été signé, faisant de Tekio Robotics, une entreprise du Grupo UB, le distributeur principal pour l’Espagne, le Portugal et l’Afrique d’Agibot, le premier fabricant mondial de robots humanoïdes dotés d’une interaction réelle.

ILS PEUVENT APPRENDRE PLUS DE LA MOITIÉ DES COMPÉTENCES HUMAINES

Ces robots reposent sur une approche « humaniste », a expliqué le président du Grupo UB, Jesús Urbano. Ils sont destinés à être au service des humains pour accomplir des tâches susceptibles d’être pénibles, voire dangereuses, pour les personnes. Ils sont capables de reproduire environ 65 % des compétences humaines et évoluent, selon Jesús Urbano, « très rapidement ».

Le centre, installé sur la Plateforme logistique Plaza, est bien plus qu’un simple espace de démonstration. Il s’agit d’un complexe de haute technologie où les robots humanoïdes les plus avancés du marché sont programmés, entraînés et adaptés aux besoins de chaque client. Ils couvrent ainsi un éventail d’usages pratiquement infini, avec des applications déjà concrètes dans les environnements industriels ou liés aux services et au secteur tertiaire.

Pour Jesús Urbano, la mise en service de ce centre place l’Aragon « sur la carte mondiale de la conception et de l’informatique sur mesure appliquées aux robots humanoïdes », qui ne constituent pas « un pari futuriste ». Le président du Grupo UB a précisé que l’inauguration de ce centre « n’est pas la fin du chemin », l’objectif étant « de pouvoir décupler prochainement la taille de ces installations ».

De son côté, Simi Wang, directrice des ventes d’Agibot en Europe, a déclaré que l’inauguration du nouveau centre d’entraînement d’UB, nouveau partenaire stratégique d’Agibot, « marque une nouvelle étape dans l’expansion de la robotique intelligente et des solutions d’IA incarnée sur le marché espagnol ». Agibot compte actuellement 15 000 robots déployés depuis août, ce qui en fait, selon Simi Wang, « l’entreprise à la croissance la plus rapide du secteur de la robotique humaine ».

LE PREMIER CENTRE D’ENTRAÎNEMENT D’EUROPE

La vice-présidente du gouvernement d’Aragon, Mar Vaquero, a participé à la rencontre ce lundi. Elle a reconnu que ces installations pouvaient, au premier abord, ressembler à « un plateau de tournage de films du futur », mais qu’elles représentaient « le présent qui est déjà là ». Elle a souligné que l’Aragon avait été choisi pour accueillir ce centre d’entraînement, qui est « non seulement le premier d’Espagne, mais aussi d’Europe ».

Pour Mar Vaquero, ce choix « n’est pas le fruit du hasard », mais constitue une occasion de « mettre en valeur le grand potentiel de l’Aragon en tant que pôle technologique capable d’attirer de grands projets et comme hub technologique européen, que nous sommes déjà en train de présenter et de développer depuis un certain temps ». Ce développement technologique, à travers des projets comme celui présenté ce lundi, permettra des applications dans différents secteurs, notamment la santé, l’éducation et les services.

Une mise en œuvre qui doit, selon la vice-présidente, aller de pair avec l’éthique. « L’éthique doit toujours primer sur l’innovation », tout comme le leadership humain et la connaissance préalable de l’intelligence naturelle. L’objectif est ainsi de mettre l’intelligence artificielle « au service de la société, de l’être humain, ainsi que des capacités de travail et de développement de ces robots ».

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.