Société

L’Aragon enregistre plus de 4 300 décès cardiovasculaires en un an : les cardiologues alertent sur le risque d’un deuxième épisode

Les maladies cardiovasculaires ont causé en moyenne un décès toutes les deux heures en Aragon en 2025. Au total, 4 307 décès ont été enregistrés, soit près d’un tiers du total dans la région, selon les données provisoires de l’INE. À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, célébrée ce mardi 29 septembre, les cardiologues lancent un avertissement : avoir survécu à un infarctus ne signifie pas que le danger est écarté.
L’Aragon enregistre plus de 4 300 décès cardiovasculaires en un an : les cardiologues alertent sur le risque d’un deuxième épisode

Par province de résidence, Saragosse a enregistré 3 032 décès dus aux maladies du système circulatoire, Huesca 759 et Teruel 516. Dans l’ensemble de l’Aragon, 380 personnes sont mortes d’un infarctus aigu du myocarde, 546 d’une insuffisance cardiaque et 976 de maladies cérébrovasculaires. Ces causes sont incluses dans le total de 4 307 décès.

L’ampleur du problème se reflète également à l’échelle de l’Espagne, où les maladies cardiovasculaires ont provoqué plus de 113 000 décès en 2025. La Société espagnole de cardiologie (SEC) et la Fondation espagnole du cœur (FEC) demandent désormais d’accorder une attention particulière aux patients qui ont déjà subi un premier épisode.

À l’échelle de l’Espagne, ces maladies ont causé plus de 113 000 décès en 2025, soit 25,73 % de l’ensemble des décès, selon les chiffres recueillis par la Société espagnole de cardiologie (SEC) et la Fondation espagnole du cœur (FEC). Les deux organisations profitent de cette commémoration pour réclamer une meilleure protection des patients ayant déjà subi un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou un autre épisode cardiovasculaire.

LE RISQUE D’UN DEUXIÈME INFARCTUS

Le risque d’un nouvel épisode explique l’urgence de cette demande. Selon les données diffusées par la SEC et la FEC, un patient sur quatre ayant subi un infarctus du myocarde en connaît un autre dans les deux années suivantes. Chez les personnes ayant des antécédents d’AVC ou d’accident ischémique transitoire, le risque cumulé de nouveaux épisodes approche 13 % au cours des cinq années suivantes.

Pour éviter de nouveaux épisodes, les cardiologues demandent de renforcer la prévention secondaire, qui commence après le premier problème cardiovasculaire du patient. Elle consiste à maintenir le traitement et le suivi, à promouvoir des habitudes de vie saines et à agir sur les facteurs de risque qui persistent après la sortie de l’hôpital. Il s’agit de la principale revendication formulée par la SEC et la FEC lors d’une journée organisée au Sénat.

Parmi ces facteurs figurent un taux élevé de cholestérol LDL, l’hypertension, le diabète, l’obésité, le tabagisme et la sédentarité, qui peuvent se cumuler chez une même personne. « Après un premier événement cardiovasculaire, le risque de subir un nouvel épisode ne disparaît pas », avertit le président de la FEC, Andrés Íñiguez, qui demande de maintenir le suivi « afin de garantir un contrôle approprié des facteurs de risque et d’agir rapidement lorsque cela est nécessaire »-

DAVANTAGE DE SUIVI APRÈS LA SORTIE DE L’HÔPITAL

De son côté, le président de la SEC, Ignacio Fernández-Lozano, estime que « la prévention secondaire nécessite une prise en charge coordonnée et continue ». Il juge donc « essentiel de renforcer la collaboration entre les soins primaires et la cardiologie » afin de garantir le suivi et d’agir rapidement. Il demande également des modèles de prise en charge plus homogènes pour réduire les inégalités entre les communautés autonomes.

L’Espagne dispose depuis 2022 d’une Stratégie de santé cardiovasculaire du Système national de santé, qui prévoit la prévention secondaire, la réadaptation cardiaque et le contrôle des facteurs de risque. Pour la SEC et la FEC, le défi consiste à progresser dans sa mise en œuvre : renforcer la continuité des soins, étendre les meilleures pratiques et faire en sorte que le suivi du patient se poursuive longtemps après le premier épisode.

À ce cadre s’ajoute le plan européen Safe Hearts, approuvé en décembre 2025, qui prévoit des mesures de prévention, de détection précoce et de prise en charge. Les sociétés savantes voient dans ces deux stratégies une occasion d’améliorer les soins apportés aux personnes ayant déjà subi un épisode cardiovasculaire. Leur objectif est que la prévention ne soit pas interrompue après la phase aiguë et contribue à réduire le risque d’une nouvelle complication.

À propos de cet article : Initialement publié en espagnol par AragonDigital.es, cet article a été sélectionné par nos journalistes avant d’être mis à la disposition du public international d’AragonDaily.com. Les deux journaux appartiennent à des sociétés du groupe ARAGON DIGITAL GROUP.