Ces chiffres interviennent après un été particulièrement chaud dans la région. L’Aemet a confirmé en septembre que l’été 2026 avait été le plus chaud depuis le début des relevés en Aragon, avec une température moyenne supérieure de 3,4 degrés aux normales et jusqu’à 61 jours marqués par des conditions de canicule. 64 nuits tropicales et 23 journées avec des températures supérieures à 40 degrés ont également été recensées.
Cette chaleur extrême s’est particulièrement fait sentir pendant les mois centraux de l’été. Saragosse a dû faire face à des journées pour lesquelles les prévisions dépassaient 43 degrés et à des alertes rouges, tandis que juillet a été marqué par plusieurs épisodes de températures très élevées. En août, les alertes à la chaleur se sont également maintenues, avec des maximales pouvant atteindre 41 degrés à certains moments.
JUILLET, LE MOIS LE PLUS TOUCHÉ
Les données de MoMo montrent que juin s’est achevé avec 45 décès attribuables aux températures. Le chiffre a bondi en juillet pour atteindre 109 décès, le niveau le plus élevé de toute la période analysée.
En août, 65 autres décès ont été estimés, tandis que septembre en a enregistré 16. Mai, qui figure également dans la série disponible, n’a enregistré aucun décès attribuable aux températures. Ainsi, le bilan entre juin et septembre s’élève à 235 décès.
CE QUE SIGNIFIE UN DÉCÈS ATTRIBUABLE AUX TEMPÉRATURES
Les données de MoMo ne signifient pas que la chaleur figure comme cause directe du décès sur les certificats de décès de ces 235 personnes. Le système réalise des estimations statistiques afin de calculer quelle part de la mortalité peut être associée aux températures.
C’est pourquoi le nombre de décès attribuables aux températures ne coïncide pas nécessairement avec la surmortalité toutes causes confondues. Il s’agit d’indicateurs différents qui permettent d’analyser l’impact que les épisodes de chaleur peuvent avoir sur la santé de la population.