Pueyo a commencé par exprimer sa solidarité avec Maricarmen, dont la situation lui a servi d’exemple d’un problème qui, selon lui, touche de larges secteurs de la population. « Le marché du logement doit faire l’objet d’une intervention. Le gouvernement espagnol a une responsabilité historique », a-t-il affirmé, l’exhortant ainsi à approuver « une fois pour toutes » le décret contenant des mesures ambitieuses en matière de logement.
LA RESPONSABILITÉ DE L’ÉTAT, MAIS AUSSI DES RÉGIONS
Le président de la CHA a également réclamé des mesures spécifiques pour l’Aragon et, en particulier, pour les zones rurales. Il a rappelé que la formation avait proposé il y a un an au Congrès un plan pour le logement prévoyant 75 millions d’euros pour la communauté autonome.
Il a également souligné que les compétences en matière de logement relèvent aussi des communautés autonomes et des municipalités, et a demandé au gouvernement d’Aragon d’autoriser la déclaration de zones tendues. Il a cité la Navarre et la Catalogne comme exemples de territoires où cette réglementation a été appliquée et a fonctionné.
Pueyo a en outre averti que le problème du logement ne touchait pas uniquement les jeunes, même s’il a particulièrement insisté sur leurs difficultés à accéder à l’autonomie. À cet égard, il a affirmé que les jeunes consacrent actuellement « 91 % de leur salaire » aux loyers ou aux remboursements de prêts immobiliers et que « un jeune sur trois ne peut pas quitter le domicile familial avant 30 ans ». Il a donc défendu l’idée que le logement devait être garanti comme un droit et ne pas devenir un objet de spéculation.
Enfin, Jorge Pueyo a annoncé que la Chunta travaillait sur de nouvelles propositions à présenter devant les Cortes d’Aragon et que la formation envisageait de créer un groupe spécialisé composé de membres du parti issus de différents points du territoire afin de recueillir des mesures concrètes. « Le logement n’est pas un bien marchand. Il doit faire l’objet d’une intervention », a-t-il conclu.