La porte-parole adjointe du PP, Elena Allué, a défendu cette initiative comme « une reconnaissance de la culture traditionnelle aragonaise, de notre patrimoine ethnographique et, surtout, de nos signes d’identité et de nos villages ».
Allué a souligné le caractère singulier de l’Aragon, où sont pratiquées de nombreuses modalités de fêtes taurines populaires, des encierros urbains et ruraux aux lâchers de taureaux, capeas et taureaux attachés, en passant par différentes formes de toro embolado, ainsi que des concours et des exhibitions. Elle a également mis l’accent sur le roscadero, « l’une des manifestations les plus emblématiques et la seule qui soit pratiquée exclusivement en Aragon », avec plus de trente cuadrillas actives cette saison.
En Aragon, plus de 2 900 séances de fêtes taurines populaires sont recensées, contre 75 spectacles de tauromachie classique, ce qui témoigne de l’importance de ces célébrations dans de nombreuses communes des trois provinces. « Lorsqu’une vaquilla, un encierro ou un roscadero traditionnel disparaît, ce n’est pas uniquement un événement du programme des fêtes qui disparaît. C’est une partie de notre histoire qui disparaît », a défendu Allué.
Pour le PP, la tauromachie populaire n’est pas uniquement une célébration festive, mais « une expression de culture, de tradition et d’appartenance qui contribue en outre à maintenir l’activité économique dans les zones rurales ». Élevages, transporteurs, vétérinaires, professionnels de santé, compagnies d’assurance, organisateurs, monteurs, établissements de restauration, hébergements et commerces participent à l’activité liée à ces fêtes.