Soutenue par une grande partie des deux formations, y compris par leurs dirigeants, Marta Abengochea et Jorge Pueyo, Marina Rodríguez a affirmé que l’objectif était de porter « une voix aragoniste » capable de défendre « notre territoire, notre culture, nos langues, nos paysages, nos rivières, nos montagnes et notre population ».
UN REMPART CONTRE LES POLITIQUES LIBÉRALES
De son côté, Jesús García Usón a assuré qu’ils allaient porter au Congrès la défense des droits de la classe ouvrière en promouvant des politiques qui « mettent un terme » aux abus qu’elle subit. Il aspire à ériger « un mur capable de contenir les politiques libérales et de droite » et à ouvrir « une voie permettant aux droits et aux services publics de progresser ».
Le numéro deux a expliqué que cette candidature cherchait à empêcher que ce qui se passe en Aragon ne s’étende à toute l’Espagne. Il a notamment cité le logement : « Nous avons déjà vu qu’au lieu de s’attaquer à une loi sur le logement qui défende le droit à un toit, on mise sur une loi du marché qui protège les privilégiés et les propriétaires, au détriment de ceux qui doivent pouvoir exercer ce droit. »
Interrogé sur les divergences entre IU et CHA au sujet de la candidature à Teruel, Jesús García Usón a répondu que « quiconque pense qu’une coalition et l’unité sont faciles se trompe », puisqu’il s’agit de partis différents, avec des positions politiques et des stratégies distinctes. « L’important est désormais de disposer de cette candidature et de forcer l’adoption de ces politiques au bénéfice de la classe ouvrière et de la majorité sociale », a-t-il affirmé.
Enfin, Marina Rodríguez a indiqué qu’ils continuaient à collaborer et à maintenir une bonne communication avec Podemos, malgré l’échec de la constitution d’une candidature unitaire. Ils se disputeront donc l’espace situé à la gauche du PSOE.