« Les peintures de Sijena, murales et profanes, appartiennent aux Aragonais et le gouvernement d’Aragon exigera l’exécution de la décision de justice dans les meilleurs délais. Nous aimerions que le MNAC fasse preuve de davantage de loyauté et de coopération. Ces peintures doivent revenir et nous espérons qu’elles reviendront le plus tôt possible, que le musée apportera son aide et que nous essaierons de procéder de la manière la plus simple possible », a expliqué Azcón mardi.
Dans un bras de fer continu au sujet de l’un des joyaux les plus importants du patrimoine culturel aragonais, le président a exprimé sa volonté que « les meilleures relations de voisinage possibles existent entre l’Aragon et la Catalogne ». Il l’avait déjà déclaré la semaine dernière lors de la réunion du conseil d’administration de la Fondation du monastère royal de Santa María de Poblet, à laquelle les quatre territoires de l’ancienne Couronne d’Aragon étaient représentés.
« Il est évident que nous rencontrons parfois des obstacles ou des attitudes qui ne sont pas dignes de deux communautés autonomes devant améliorer leurs relations. C’est ce que nous voulons, mais pour que cela se produise, une chose très importante est nécessaire : les décisions de justice doivent être respectées. Les peintures de Sijena appartiennent à tous les Aragonais et le gouvernement d’Aragon va précisément défendre les intérêts de l’Aragon ainsi que la propriété des peintures de Sijena », a-t-il conclu.
Le délai de 56 semaines dont dispose actuellement le MNAC pour restituer les peintures murales au monastère de Sijena reste en vigueur, ce qui porte l’échéance à juin 2027, même si le gouvernement d’Aragon a indiqué à plusieurs reprises que jusqu’à onze semaines de retard se sont déjà accumulées.