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Le PP assure que « personne » en Espagne ne croit que « le roi Abdallah ait offert les bijoux » à Zapatero

La porte-parole du Parti populaire au Congrès, Ester Muñoz, affirme que « personne dans ce pays ne croit que le roi Abdallah ait offert les bijoux » à José Luis Rodríguez Zapatero.
Le PP assure que « personne » en Espagne ne croit que « le roi Abdallah ait offert les bijoux » à Zapatero

Ainsi l’a indiqué Muñoz dans un entretien accordé à Antena 3 et repris par Servimedia, après que la défense de Zapatero a contesté l’estimation de 1,3 million d’euros attribuée aux bijoux retrouvés dans son bureau et demandé au juge, s’il ne jugeait pas ses explications suffisantes, de solliciter auprès de l’Arabie saoudite la confirmation qu’il s’agissait d’un cadeau personnel du roi Abdallah lors de sa visite officielle en Espagne en 2007.

À cet égard, Muñoz a affirmé que Zapatero « ment depuis tous ces mois » et a rappelé que « son porte-parole officieux », Luis Arroyo, avait déclaré que ces bijoux « n’étaient pas un cadeau du roi d’Arabie saoudite », mais qu’il affirme « désormais que c’est bien le cas ». Ils avaient également promis de « collaborer avec la justice », mais « cela fait trois mois que nous attendons et il n’est pas capable de le prouver », a-t-elle ajouté.

À ses yeux, « il s’agit finalement d’une manœuvre procédurale ». « Il est évident que notre système judiciaire offre de nombreuses garanties et que la défense de Zapatero veut en profiter pour tenter d’échapper à ce qui s’est passé. Personne dans ce pays ne croit que le roi Abdallah lui ait offert les bijoux », a-t-elle souligné.

« UN PAIEMENT EN NATURE »

Sur ce point, elle a précisé que « lors de ce voyage, il lui a offert d’autres bijoux, dont le cadeau a bien été attesté », avant de demander « pourquoi ceux-ci ne l’ont pas été ». Muñoz a également accusé l’ancien président Zapatero d’essayer de faire dire à « une personne qui est morte et ne peut plus se défendre si elle les lui a offerts ou non ».

Pour Muñoz, ce qui est « clair », c’est que « l’UDEF et le juge lui-même envisagent l’hypothèse qu’il s’agisse d’un paiement en nature pour les travaux que Zapatero réalisait pour le Venezuela ». Il « préfère passer pour quelqu’un à qui l’on a offert des bijoux et qui ne les a pas déclarés plutôt que pour l’autre hypothèse, qui est bien plus dangereuse et qui n’est pas prescrite ».

« Nous verrons bien ce qu’il adviendra de tout cela », a-t-elle déclaré. Elle a également dénoncé le fait que, lorsqu’on l’interroge sur cette affaire, l’exécutif affirme qu’il s’agit « de la même chose que si la présidente de Cantabrie vous offrait des sobaos pasiegos ». « C’est le gouvernement espagnol : il traite les gens comme s’ils étaient idiots », a-t-elle conclu.