Le dispositif est actif depuis plusieurs jours avant l’ouverture des portes. Des unités cynophiles et des spécialistes des sous-sols ont effectué des fouilles préventives sur le site afin d’en vérifier les conditions de sécurité. Par ailleurs, la Brigade mobile renforcera la surveillance à la gare de Saragosse-Delicias en raison de l’important flux de voyageurs attendu pendant le week-end.
DES POLICIERS EN CIVIL CONTRE LES VOLS DE TÉLÉPHONES
L’un des principaux risques repérés par la Police nationale lors des éditions précédentes concerne les vols de téléphones portables. C’est pourquoi des agents de la police judiciaire en civil circuleront à l’intérieur du festival afin d’identifier d’éventuels groupes itinérants spécialisés dans ce type de délits. La police avertit que les téléphones peuvent disparaître à la faveur d’un moment d’inattention, mais aussi être arrachés alors que leurs propriétaires les tiennent à la main pour filmer les concerts.
La surveillance sera particulièrement renforcée à l’ouverture et à la fermeture du site, lorsque les concentrations de spectateurs sont les plus importantes. Aux accès et aux abords, des agents de l’Unité d’intervention policière (UIP), de la Sécurité citoyenne et de l’Unité des moyens aériens seront présents. La police recommande de garder son téléphone dans une poche avant fermée, de porter sacs et sacs à dos devant soi dans les lieux bondés et de noter le numéro IMEI de l’appareil afin de faciliter son identification en cas de vol. En cas de délit ou de situation suspecte, elle rappelle qu’il faut prévenir les agents ou appeler le 091 et éviter de faire face aux auteurs.
DES POINTS VIOLETS AUX POINTS SÛRS
Le dispositif intervient également après l’arrestation, lors de l’édition précédente, d’un homme de 50 ans aux abords du Vive Latino pour avoir agressé sa compagne. La femme, âgée de 51 ans, était en état de choc, même si elle n’a pas eu besoin d’une prise en charge médicale immédiate. Le suspect a ensuite été localisé par des agents du dispositif, a passé la nuit dans les locaux de la police et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir comparu devant le juge.
Cette année, la mairie utilise déjà la dénomination « Espaces ou Points sûrs », qui a remplacé les anciens « Points violets ». Selon le rapport du Service de l’égalité et de la femme, ce changement vise à élargir les situations prises en charge et à s’adresser à l’ensemble de la population : ces espaces proposent information, accueil, soutien, orientation et accompagnement vers les services compétents face à tout type de violence ou de situation portant atteinte à l’intégrité physique ou psychologique, ou à la santé, notamment les agressions sexuelles ou sexistes. Ils comprennent également des actions de prévention et de réduction des risques liés aux substances, aux relations sexuelles ou à la conduite. Le changement de modèle suscite une controverse politique et sociale depuis sa mise en place.